l’info du jour est en pause

Cher lecteur,

comme vous avez pu le voir, l’info du jour est en pause depuis quelques temps. Une parenthèse ouverte car votre serviteur se concentre sur un autre projet dédié à l’actualité des nouvelles technologies : le technomadaire.

J’espère que cette parenthèse se referma et que le projet sera relancé un jour prochain. Si un journaliste veut me soutenir dans cette aventure, qu’il n’hésite pas à me contacter.

Merci de me lire. A très bientôt j’espère.

T.G.

Lundi 7 décembre 2009. Ouverture du sommet de Copenhague sur le climat

Aujourd’hui commence la 15e conférence sur climat sous l’égide des Nations Unies. Elle durera 15 jours.

On attend à Copenhague, la capitale du Danemark, plus de 30 000 personnes, 192 pays et une centaine de chefs d’Etat (dont Barack Obama, lire l’info du jour du 26 novembre 2009, qui viendra finalement en fin de sommet avec les autres chefs d’Etat).

Le but de ce sommet est de donner une suite au protocole de Kyoto, signé en 1997, dédié à la réduction les émissions de gaz à effet de serre. Son bilan est mitigé : l’Europe devrait tenir son objectif de – 8% d’ici 2012 mais ce ne sera pas le cas d’autres pays comme le Canada (+ 26 %) ou la Nouvelle-Zélande (+ 22 %). Les Etats qui n’auront pas respecté leurs engagements seront théoriquement soumis à des sanctions. Il n’avait pas été ratifié par les Etats-Unis et n’impliquait pas les pays émergents (alors que depuis la Chine a dépassé les Etats-Unis en terme d’émetteur de CO2).

A Copenhague, l’objectif est de mettre en œuvre les moyens pour limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici la fin du XXIe siècle, ce qui passe par une division par 2 des émissions planétaires de gaz à effet de serre d’ici 2050. Mais les pays sont divisés par leur approche du problème et leurs engagements.

Références
RFI :  » Sommet de Copenhague : deux semaines pour sauver le climat « 
La Croix :  » Le monde réuni pour enrayer le changement climatique « 
La Croix :  » Les quatre enjeux de Copenhague « 
La Croix :  » Historique des négociations sur le climat « 
Le Figaro :  » Copenhague : état d’urgence pour la planète « 
Le Figaro :  » La position des grands acteurs à Copenhague « 
Les Echos :  » La conférence de Copenhague s’ouvre avec davantage d’espoirs « 
LeJDD.fr :  » Copenhague: Qui veut quoi? « 
Le Monde :  » A Copenhague, douze jours pour changer notre monde « 
BBC :  » Copenhagen summit urged to take climate change action « 
NYTimes :  » As Climate Meeting Starts, a Revival of Skepticism « 

Jeudi 3 décembre 2009. Le coup d’Etat au Honduras entériné

Les députés honduriens ont refusé hier de réinstaller le président Manuel Zelaya au pouvoir pour les deux derniers mois de son mandat, ratifiant de fait le coup d’Etat du 28 juin (lire l’info du jour du 29 juin 2009).

Un scrutin présidentiel s’est déroulé dimanche 29 novembre 2009 au Honduras. Il a été remporté par le conservateur Porfiro Lobo (surnommé Pepe Lobo) qui a recueilli 55 % des voix. Le taux de participation a été de 61 % (huit points de plus que lors de l’élection précédente en 2005). Le candidat du parti libéral, Elvin Santos, a recueilli 38,6 % des voix et a reconnu sa défaite. Le président par intérim Roberto Micheletti (parti libéral), n’était pas candidat. Porfiro Lobo, riche exploitant agricole âgé de 61 ans, avait perdu l’élection de 2005 face à Manuel Zelaya.

L’élection a été dénoncée par les partisans du président déchu Manuel Zelaya. Celui-ci est toujours retranché dans l’enceinte de l’ambassade du Brésil dans la capitale hondurienne Tegucigalpa (lire l’info du jour du 23 septembre 2009). Il avait appelé au boycott du vote et affirme que c’est l’abstention qui a été massive, de l’ordre de 65 %.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le président vénézuélien Hugo Chavez ont également condamné le scrutin. L’Argentine, l’Equateur, le Guatemala, le Paraguay, l’Uruguay et la Bolivie ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas le futur président. Il sera en revanche reconnu par les Etats-Unis, de même que par le Pérou, la Colombie, Panama ou le Costa-Rica.

Ni l’ONU ni l’Organisation des Etats américains n’a envoyé d’observateurs, afin de ne pas cautionner le gouvernement issu du coup d’Etat du 28 juin.

Porfiro Lobo a déclaré vouloir oeuvrer pour la réconciliation nationale. Il prendra ses fonctions le 27 janvier 2010.

Références
LeJDD.fr :  » Election contestée au Honduras « 
WSJ :  » Honduran Election Gains Backing « 
RFI :  » Quelle légitimité pour Porfirio Lobo ? « 
RFI :  » Election présidentielle : polémique sur le niveau de participation « 
La Croix :  » Le Honduras retrouve un président « 
BBC :  » Manuel Zelaya attacks ‘fraudulent’ Honduras election « 
Le Figaro :  » Porfirio Lobo remporte la présidentielle au Honduras « 
RFI :  » Le Congrès refuse le retour au pouvoir de Manuel Zelaya « 
BBC :  » Honduran Congress votes down Zelaya’s reinstatement « 
WSJ :  » Honduran Congress Upholds Zelaya’s Ouster « 
NYT :  » Honduran Congress Votes Down Return by Zelaya « 

Mercredi 2 décembre 2009. Les Etats-Unis renforcent leur présence militaire en Afghanistan

Le président américain a annoncé hier mardi 1er décembre vouloir augmenter les effectifs de l’armée américaine en Afghanistan de 30 000 hommes pour  » accélérer le transfère de responsabilité aux forces afghanes « . Il a mentionné en parallèle un calendrier de retrait : il devrait démarrer en juillet 2011 mais la date de fin n’a pas été précisée. L’annonce intervient dix jours avant que Barack Obama se rende à Oslo pour recevoir le prix Nobel de la paix.

Lorsqu’il a pris ses fonctions, il y avait 35 000 soldats Américains en Afghanistan. Après une augmentation des effectifs en février 2009, ils étaient 68 000.

Le but affiché de Barack Obama est de  » démanteler, perturber et défaire Al-Qaida « , mais il n’est plus question de restauration de la nation afghane. Il a mentionné trois objectifs : créer les conditions d’une transition en luttant contre les talibans, envoyer des renforts pour aider le gouvernement et lutter contre la corruption, et instaurer un partenariat avec le Pakistan.

Barack Obama souhaite que les alliés des Américains envoient environ 10 000 hommes supplémentaires. Le secrétariat général de l’Otan a évoqué le chiffre de 5000. Les Etats-Unis ont demandé à la France de renforcer leur présence de 1500 hommes (forte aujourd’hui de 3750 soldats et 150 gendarmes). 43 pays sont actuellement impliqués sur le sol afghan.

Mise à jour du 4 décembre

Le secrétaire général des Nations Unies Anders Fogh Rasmussen a déclaré aujourd’hui que les Nations Unies enverraient 7 000 soldats supplémentaires. NYT

Références
Dépêches
AFP sur Libération
LeMonde.fr avec AFP et Reuters (Réactions des pays de l’Otan)

Articles
Le Monde :  » Afghanistan : le pari risqué de Barack Obama « 
La Croix :  » Le plan ambitieux d’Obama pour gagner en Afghanistan « 
Le Monde :  » Obama demande à Sarkozy 1500 soldats supplémentaires en Afghanistan « 
Le Figaro :  » Obama envoie 30.000 soldats de plus en Afghanistan « 
LeJDD.fr :  » Afghanistan: Obama en forces « 
LeJDD.fr :  » Afghanistan: Sarkozy ambigu « 
NYTimes :   » Obama Issues Order for More Troops in Afghanistan « 
WSJ :  » U.S. Opts for Limited Surge « 
Le Figaro :  » Renforts en Afghanistan : les USA font pression sur Paris « 

Document
L’allocution de Barack Obama sur le site de La Croix

Mardi 1er décembre 2009. Le Traité de Lisbonne est entré en vigueur

Le Traité de Lisbonne entre en vigueur aujourd’hui, mardi 1er décembre, douze ans après le lancement de la réforme des institutions européennes au sommet d’Amsterdam.

Il instaure le poste de président permanent du Conseil européen (qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement), qui sera occupé par le Belge Herman Van Rompuy (lire l’info du jour du 20 novembre 2009), et celui de haut représentant pour les affaires étrangères, qui sera occupé par la Britannique Catherine Ashton.

Le Traité doit aussi :
• faciliter les prises de décision dans l’Union en supprimant les droits de veto pour les votes de directives ou de règlements (l’unanimité reste requise pour les questions fiscales, la politique étrangère ou la politique sociale), et en instaurant un système de double majorité, selon le nombre d’Etats et le nombre d’habitants
• renforcer le Parlement européen (notamment les députés légifèrent désormais sur les questions de justice et d’affaires intérieures et s’expriment sur le budget agricole)
• instaurer la Charte des droits fondamentaux
• permettre à un pays qui le souhaite de quitter l’Union.
• permettre aux citoyens de suivre les délibérations des ministres européens et leur donner l’initiative de soumettre des projets à la Commission en réunissant un million de participants ressortissants d’un nombre  » significatif  » d’Etats (à préciser).

Le Traité entre en vigueur après que le dernier Etat, l’Irlande, l’a approuvé à la seconde tentative le 3 octobre, et que le président tchèque Vaclav Klaus le signe le 3 novembre (lire l’info du jour du 3 novembre 2009).

Références
Dépêches
Reuters sur Le Monde

Articles
Le Monde :  » Le Traité de Lisbonne entre en vigueur « 
La Croix :  » Ce que change le Traité de Lisbonne « 
RFI :  » Traité de Lisbonne, du rêve à la réalité « 
Le Figaro : Valéry Giscard d’Estaing :  » Traité de Lisbonne : un jour dans l’histoire européenne « 
Les Echos :  » L’intégration européenne à reculons « 
NYTimes :  » EU Hails New Era as Lisbon Treaty Goes Into Force « 

Lundi 30 novembre 2009. Attentat contre un train russe

Une bombe a explosé vendredi 27 novembre 2009 au passage d’un train russe de luxe reliant Moscou à Saint Pétersbourg (le Nevsky Express). L’engin explosif, d’une puissance équivalente à 7 kg de TNT, était placé sous les rails. Trois wagons ont quitté les rails sous le souffle de l’explosion. Une vingtaine de personnes auraient été tuées (dont de l’ancien sénateur Sergueï Tarassov et le chef de l’agence fédérale Rosrezerv, chargée de la logistique lors des catastrophes naturelles et des conflits, Boris Evstratikov), et une centaine d’autres ont été blessées.

En 2007, cette ligne avait déjà fait l’objet d’une attaque à la bombe. Une trentaine de personnes avaient été blessées et l’attentat avait été attribué à des séparatistes tchétchènes. Le procès des deux auteurs présumés de cet attentat se déroule en ce moment.

C’est le plus gros attentat en Russie depuis 2004. Auparavant, le pays avait été touché par plusieurs attaques attribuées aux séparatistes islamistes des républiques caucasiennes.

Il n’y a pas eu de revendication sérieuse. Un portrait-robot d’un suspect a été diffusé aujourd’hui par la police, celui de Paviel Kossolapov, un ancien officier russe qui a rejoint en 1995 la rébellion tchétchène.

Références
Articles
WSJ :  » Russia Investigates Attack on High-Speed Train « 
BBC :  » Russia police issue appeal after blast derails train « 
RFI :  » La piste tchétchène de l’attentat contre le train russe « 
Le Monde :  » Les enquêteurs russes confirment la thèse de l’attentat, non revendiqué, contre le Nevski-Express « 
LeJDD.fr :  » Bombe meurtrière sur le Nevsky Express « 
LeFigaro.fr :  » Attentat en Russie : la piste caucasienne privilégiée « 
La-Croix.com :  » Le mystère reste entier sur l’explosion du train Moscou-Saint Pétersbourg « 

Vendredi 27 novembre 2009. Dubaï ne peut plus honorer ses dettes

D’après l’agence Bloomberg, l’émirat de Dubaï pointe au 6e rang mondial des Etats les moins solvables de la planète : l’émirat a accumulé 80 milliards de dollars de dettes, soit 70 % de son PIB, dont environ 70 milliards dus par ses entreprises publiques. L’émirat, dépourvu de pétrole, souffre de ses investissements dans trois secteurs en crise : l’immobilier, la finance et le tourisme de luxe. Les prix de l’immobilier se sont effondrés de 47 % en un an. Le gouvernement de Dubaï a demandé à ses créanciers un moratoire de six mois sur ses remboursements. Il reste soutenu par Abu Dhabi, dont les banques viennent d’accorder des bons au Trésor à hauteur de 5 milliards de dollars (après un prêt de 10 milliards de dollars au printemps 2009). Les principales places boursières ont marqué une baisse d’environ 3 % à la suite de cette annonce.

L’une des plus importantes holding de l’émirat et sa filiale immobilière Nakheel, Dubaï World, propriétaire notamment de l’île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier ses dettes : 59 milliards de dollars. Elle se déclare incapable d’effectuer ses remboursements d’ici le 30 mai.

Dubaï World est dirigée par le sultan Ahmed Ben Sulayem, un proche conseiller du du cheikh Mohammed Ben Rachid al-Maktoum. Après six ans de croissance rapide, l’économie de Dumbaï marque le pas depuis le second semestre 2008. Les banques européennes seraient liées à la dette de Dubaï à hauteur de 13 milliards de dollars.

Références
Dépêches
Reuters sur LesEchos.fr

Articles
Le Figaro :  » L’émirat de Dubaï au bord de la faillite « 
NYTimes :  » Dubai Fund Asks for Stay on Debt Payments « 
WSJ :  » Raining on Dubai’s Day at the Beach « 
BBC :  » Dubai under scrutiny after debt payment delay « 
Le Figaro :  » Les difficultés de Dubaï font plonger les marchés « 
Le Monde :  » L’éclatement de la bulle contraint Dubaï à rééchelonner d’urgence sa dette « 
Les Echos :  » L’émirat confronté à un risque de faillite « 
Le Monde :  » La défaillance de Dubaï ravive la crise financière «