Mardi 4 mars 2008. Crise en Amérique latine après l’assassinat du numéro 2 des Farc.

Le numéro 2 de la guérilla marxiste colombienne (les Farc : Forces armées révolutionnaires de Colombie), Raul Reyes, a été assassiné, ainsi qu’une quinzaine de ses hommes, samedi 1er mars en Equateur, à moins de 2 kilomètres de la frontière colombienne. Sa mort constitue le plus gros revers militaire de l’histoire des Farc.

Comment cela s’est-il passé ?
Des avions colombiens ont bombardé un camp des Farc à la suite d’informations des renseignements américains reposant sur une interception téléphonique. Des hélicoptères ont ensuite déposé des soldats au sol pour terminer l’opération.

Quelles ont été les conséquences diplomatiques immédiates ?
L’Equateur a rompu ses relations diplomatiques avec la Colombie et a envoyé des militaires à la frontière ; le Venezuela annonce la fermeture de ses frontières avec ce pays après avoir expulsé de son territoire des diplomates colombiens et envoie plusieurs milliers de militaires à sa frontière avec la Colombie ; le président colombien Alvaro Uribe a annoncé vouloir poursuivre le président vénézuélien devant la Cour pénale internationale, l’accusant de financer les Farc depuis une dizaine d’années.

Qui était Raul Reyes ?
Raul Reyes (Luis Edgar Devia de son vrai nom) était le chef de la diplomatie des Farc, responsable des finances, et son responsable de la communication. Il avait 60 ans. Il faisait partie de la guérilla depuis plus de 30 ans et on le considérait comme un successeur possible de l’actuel chef et fondateur des Farc, Manuel Marulunda. Considéré comme un homme très dur, il était le lien entre la partie militaire et la partie politique des Farc. La France, la Suisse et l’Espagne étaient en contact avec lui pour la libération d’otages dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Les Farc et les otages
Les Farc compteraient aujourd’hui environ 9000 combattants (deux fois moins qu’au début des années 2000). Ils tireraient des revenus de la coca se montant à 500 millions à 1 milliard de dollars. Ils détiendraient plus de 700 otages. Des otages  » commerciaux « , échangés contre rançon, et 39 otages  » politiques et combattants  » dont Ingrid Betancourt et trois Américains, séquestrés à des fins de négociations politiques. Quatre d’entre eux avaient été libérés mercredi 27 février grâce à une médiation d’Hugo Chavez. Deux autres avaient déjà été libérés le 10 janvier (lire l’info du jour du 10 janvier 2008 http://linfodujour.canalblog.com/archives/2008/01/10/7515937.html).

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP, AP et Reuters
LeFigaro.fr avec AFP
LeFigaro.fr avec AFP, AP et Le Figaro
LeFigaro.fr avec AFP et AP

Articles
RFI :  » La situation se tend « 
RFI :  » Washington fidèle allié de Bogota « 
RFI :  » Raul Reyes, N° 2 des FARC, a été tué « 
Le Figaro :  » Les otages, dernière carte d’une guérilla affaibli « 
RFI :  » Les FARC ont relâché quatre nouveaux otages « 

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