Archives de Catégorie: Asie centrale

Mercredi 2 septembre 2009. La Turquie et l’Arménie se rapprochent

L’Arménie et la Turquie ont publié un communiqué lundi 31 septembre dans lequel les ministres des affaires étrangères se sont engagés à entamer des  » consultations politiques internes  » afin d’établir des relations diplomatiques et des liens bilatéraux. Ces consultations doivent durer six semaines. A terme, on parle du nouvel An, la frontière entre les deux pays pourrait rouvrir. Elle avait été fermée par la Turquie en 1993 en signe de soutien à l’Azerbaïdjan alors en guerre contre l’Arménie (qui soutenait des séparatistes arméniens dans la province disputée du Haut-Karabah sur le territoire de l’Azerbaïdjan).

Une commission pour  » se mettre d’accord sur une vision commune  » de leur histoire pourrait aussi être mise en place. Les relations entre les deux pays restent en effet toujours tendues à propos de la reconnaissance par la Turquie du génocide arménien dans l’Empire ottoman entre 1915 et 1917.

Références
Articles
La Croix :  » La Turquie et l’Arménie vont rétablir des relations « 
RFI :  » Ankara-Erevan : un petit pas vers une grande solution « 
Le Figaro :  » Début de réconciliation  
turco-arménienne « 
LeMonde.fr :  » Turquie-Arménie : questions autour d’un rapprochement « 

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Vendredi 10 juillet 2009. Le bilan du G8 à L’Aquila

Les pays du G8 (Etats-Unis, Italie, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Canada, Russie) étaient réunis du 8 au 10 juillet 2009 à L’Aquila, en Italie. Avaient également été invités des dirigeants de pays émergents ainsi que des représentants de l’Algérie, de l’Angola, de l’Egypte, de l’Ethiopie, de la Libye, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et une délégation de l’Union africaine.

Voici les principaux résultats de ce sommet :
• les pays se sont engagés à mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la faim dans le monde par le biais d’investissements agricoles dans les pays en développement. La proposition américaine de créer un fonds pour cela n’a cependant pas été retenue. Les Etats-Unis apporteraient 3,5 milliards de dollars, le Japon entre 3 et 4 milliards, la France 2 milliards
• les pays se sont engagés à ce que le réchauffement climatique ne conduise pas à une augmentation des températures supérieure de 2°C par rapport à ce qu’elles étaient en 1900. L’idée de réduire de 50 % (par rapport à 1990) de l’émission de gaz à effet de serre au niveau planétaire d’ici 2050 n’a pas pu être imposée aux pays en développement, mais les membres du G8 ont affirmé vouloir réduire de 80 % leurs propres émissions à cette échéance, sans engagements à court terme
• les pays ont affirmé vouloir renforcer le traité de non-prolifération nucléaire d’ici la fin de l’année.

La déclaration finale fait l’impasse sur la proposition de la Banque centrale chinoise de créer une monnaie de réserve unique pour que les échanges commerciaux ne dépendent plus des variations du cours du dollar.

Le Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et le Français Nicolas Sarkozy ont défendu l’idée de remplacer le G8 par un G14 avec des puissances émergentes : Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud et Mexique (qui ont formé en 2007 un G5 parallèle).

Références
Dépêches
AFP sur Libération
LeMonde.fr avec AFP
LeJDD.fr avec Reuters

Articles
NYT :  » G-8 Announces $20 Billion for Food Plan « 
NYTimes :  » Poorer Nations Reject a Target on Emission Cut « 
WSJ :  » G-8 to Pledge $20 Billion for Food-Security Initiative « 
RFI :  » 20 milliards de dollars pour lutter contre la faim « 
BBC :  » G8 pledges to boost food supplies « 
LeJDD.fr :  » G8: Beaucoup de bruit pour rien « 
WSJ :  » Leaders Seek to Finish Trade Deal by 2010  » (portfolio)
LeMonde.fr :  » Climat : « Les pays du G8 devraient montrer l’exemple » « 
NYTimes :  » Group of 8 Is Not Enough, Say Those Wanting In « 

Le site officiel du sommet

Mercredi 17 juin 2009. Le premier rapport de l’OMS sur la sécurité routière

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié hier mardi 16 juin 2009 le premier rapport consacré à la mortalité sur les routes, qui porte sur 98 % de la population mondiale, dans 178 pays. En 2004, les accidents de la route étaient la 9e cause de mortalité dans le monde avec 2,2 % des décès, soit 1,2 million de personnes tuées. Ils représentent la première cause de décès chez les 15-29 ans. 90 % des décès surviennent dans les pays en développement alors qu’ils ne comptent que pour 48 % du parc automobile. Les catégories  » vulnérables  » (piétons, cyclistes, motards) représentent 46 % des tués (80 % dans les pays pauvres).

20 à 50 millions de personnes seraient blessées lors d’accidents de la route chaque année.

L’OMS a aussi procédé à une analyse des politiques de sécurité routière. Elle met en avant que :
– seulement 29 % des Etats ont introduit une limite de vitesse autorisée en ville à 50 km/h ou moins
– seulement 49 % appliquent un seuil autorisé d’alcoolémie à 0,5 gramme par litre de sang ou moins
– seulement 40 % demandent le port du casque pour le passager d’un deux-roues (90 % pour le conducteur)
– seulement 57 % imposent le port de la ceinture à l’avant et à l’arrière (38 % dans les pays en développement)
– 90 % des pays imposent les siège-bébé, mais seulement 20 % dans les pays pauvres
– 44 % ne disposent d’aucune politique en faveur des transports publics
– seulement 15 % des pays auraient mis en œuvre des lois efficaces pour réduire la mortalité routière.

Références
Articles
La Croix :  » L’insécurité routière fauche 1,2 million de vies chaque année dans le monde « 
Le Monde :  » L’insécurité routière, fléau des pays pauvres « 
Le Figaro :  » La route fait plus d’un million de morts dans le monde « 
Libération :  » L’axe nord-sud des accidents de la route  »
WSJ :  » Traffic Accidents Kill 1.27 Million Globally, WHO Says « 
NYT :  » W.H.O. Examines Traffic as Health Hazard « 

Document
Le rapport de l’OMS

Vendredi 12 juin 2009. L’OMS déclare l’état de pandémie de grippe

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré que nous sommes dans une situation de pandémie avec la grippe H1N1 dite  » porcine  » ou  » mexicaine  » – on a atteint le niveau d’alerte maximal ou « niveau 6 « . Cela faisait 41 ans qu’une telle situation ne s’était pas présentée (le dernier cas est celui de la grippe de 1968 ou  » grippe de Hong-Kong, qui aurait causé un million de morts).

Selon les codes de l’OMS, cela signifie qu’il y a au moins deux régions dans le monde où le virus est en train de se répandre. En plus des Etats-Unis, c’est le cas au Japon et en Australie. En revanche, ce changement de statut ne signifie pas une augmentation de la dangerosité du virus.

L’OMS ne décrète pas de mesures à appliquer, elle recommande de limiter les déplacements mais aucune restriction de voyage vers les pays touchés : les gouvernements restent libres de décider les actions à mener selon leurs situations. L’effet de la déclaration de pandémie doit être de renforcer les mesures de prévention et de suivi, et d’accélérer la recherche d’un vaccin ainsi que la production de traitements. Le laboratoire suisse Novartis a déclaré ce matin avoir produit le premier vaccin qu’il va tester cliniquement dans les prochains jours.

Le virus a touché officiellement 74 pays.  Il aurait touché environ 30 000 personnes et serait la cause de 144 décès.

La grippe  » classique  » tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes dans le monde.

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AP
LeFigaro.fr avec agences

Articles
RFI : « Le virus va circuler 1 à 2 ans dans le monde « 
BBC :  » WHO declares swine flu pandemic « 
WSJ :  » Flu Pandemic Is Declared — First Time in 41 Years « 
NYT :  » To Flu Experts, ‘Pandemic’ Confirms the Obvious « 
LeJDD.fr :  » Grippe: La pandémie est là « 
Les Echos :  » Grippe A : l’OMS déclare le monde en état de pandémie « 
La Croix :  » Grippe A H1N1 : l’OMS déclare l’état de pandémie mondiale « 
Document
Le plan français de prévention et de lutte contre la grippe

MISE A JOUR

Un article à lire sur le site de La Recherche sur le sujet : Grippe porcine : la pandémie, et après ?

Vendredi 22 mai 2009. Obama veut toujours fermer Guantanamo

Le président américain Barack Obama a réaffirmé sa volonté de fermer Guantanamo, le camp de détention situé sur l’île de Cuba, malgré le refus du Sénat, mercredi 20 mai, de voter un projet de loi permettant de financer cette fermeture (dont le coût est estimé à 80 millions de dollars). Les élus demandent à ce que soit précisé le sort des 240 personnes toujours détenues dans le camp, et notamment qu’elles ne puissent être emprisonnées aux Etats-Unis et y être ensuite relâchées (ce qui pourrait être le cas pour une centaine d’entre elles).

Le camp de Guantanamo avait été créé par l’administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001. D’après un rapport interne du Pentagone transmis à la presse, sur 534 anciens détenus, 74 auraient rejoint le terrorisme ou une  » activité militante « .

Dans son discours, Barack Obama a affirmé par ailleurs que la torture ne sera plus tolérée dans l’armée américaine.

Références
Dépêches
AFP sur Libération

Articles
La Croix : 3 Barack Obama confirme la fermeture de Guantanamo « 
Le Figaro :  » Obama peine à liquider l’héritage de Bush « 
LeJDD.fr :  » Obama fermera bien Guantanamo « 

Vendredi 3 avril 2009. Les conclusions et les engagements du G20

Les pays du G20 se sont réunis jeudi 2 avril à Londres. Pour relancer l’économie mondiale et éviter une nouvelle crise à l’avenir ils ont pris les engagements suivants :

– 1 000  milliards de dollars (750 milliards d’euros) supplémentaires vont être injectés dans l’économie mondiale par le biais du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale – il ne s’agit donc pas de nouveaux plans de relance, auxquels étaient opposés la France et l’Allemagne ; les montants totaux investis d’ici à 2010 seront donc amenés à 5000 milliards de dollars (3 700 milliards d’euros) ;

– afin de venir à bout du secret bancaire, l’OCDE va pouvoir publier une liste de paradis fiscaux  » non coopératifs « . Il y aura précisément trois listes, selon que les Etats acceptent ou non de coopérer. Les sanctions restent à définir : elles seront soit directes (suppression des centres non coopératifs) soit indirectes (incitation des institutions financières à ne pas travailler avec ces centres).
Sur la liste « noire »  : le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay.
Sur la liste « gris foncé », 32 pays : Andorre, Anguilla Antigua, Barabade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles Marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néerlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos et Vanuatu.
Sur la liste gris clair : l’Autriche, la Belgique, Brunei, le Chili, le Guatemala, le Luxembourg, Singapour et la Suisse.

– les contrôles seront accrus sur les agences de notation et les fonds spéculatifs, notamment en ce qui concerne leur niveau d’endettement ; les banques devront garder dans leurs comptes une part de leurs risques (et non plus de tout titriser) ; les normes comptables vont être harmonisées ; de nouvelles règles sur les bonus et les salaires des dirigeants et des financiers vont être établies ;

– certaines institutions internationales vont être renforcées : le budget du FMI va être triplé pour arriver à 750 milliards de dollars, dont un tiers sera financé par la création monétaire (la planche à billets) ; une nouvelle instance, le Conseil de stabilisation financière, remplacera le Forum de stabilité financière pour détecter les risques financiers et intégrera les pays émergents ; des pays émergents seront aussi accueillis dans les discussions du G7 pour débloquer le « cycle de Doha » amorcé en 2001 ;

Une nouvelle réunion a été programmée en sptembre prochain à New-York, en marge de la prochaine assemblée générale de l’ONU pour évaluer la mise en œuvre de toutes ces mesures.

Etaient présents, des représentants des pays du G20
– la chancelière allemande Angela Merkel
– le président sud-africain Kgalema Motlanthe
– le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le ministre saoudien des affaires étrangères, Saud al-Faisal
– le président argentin Cristina Kirchner
– le premier ministre australien Kevin Rudd
– le président brésilien Luiz Innacieo Lula da Silva
– le premier ministre canadien Stephen Harper
– le président chinois Hu Jintao
– le président sud-coréen Lee Myung-bak
– le président américain Barack Obama
– le président français Nicolas Sarkozy
– le premier ministre indien Manmohan Singh
– le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono
– le premier ministre italien Silvio Berlusconi
– le premier ministre japonais Taro Aso
– le président mexicain Felipe Calderon
– le premier ministre britannique Gordon Brown
– le président russe Dmitry Medvedev
– le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan
et pour l’Union européenne, le président de la Commission José Manuel Barroso

En outre, s’étaient aussi déplacés :
– le premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero
– le premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende
–  le président de l’ASEAN (Association des pays du Sud-Est), le premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva
– le président du Conseil européen et premier ministre tchèque Mirek Topolanek
– le responsable du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) et premier ministre éthiopien Meles Zenawi
– le président du Forum de stabilité financière Mario Draghi
– le directeur du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn
– le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon
– le président de la Banque mondiale Robert Zoellick
– le directeur de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy.

Références
Dépêche
Reuters

Articles
Le Monde :  » G20 : quatre orientations décisives pour essayer de sauver l’économie mondiale « 
La Croix :  » Accord à Londres, le G20 est entré dans le concret « 
La Croix :  » Les grandes décisions du G20 « 
WSJ :  » World Leaders Agree on Global Response « 
Le Figaro :  » Accord mondial pour 
un nouveau capitalisme « 
Les Echos :  » Compromis ambitieux au sommet du G20 « 
Les Echos :  » Des promesses de réformes en cascade « 
Les Echos :  » Des avancées notables sur la régulation financière internationale « 
RFI :  » La Chine propose et s’impose « 
NYTimes :  » World Leaders Pledge $1.1 Trillion to Tackle Crisis « 

Document
Le communiqué final

Lundi 30 mars 2009. Obama veut accroître la présence étrangère en Afghanistan

Le président américain Barack Obama a présenté vendredi 27 mars 2009 sa stratégie pour l’Afghanistan. Il a mis la priorité sur la lutte contre Al-Qaida (et non contre les talibans). Celle-ci passe par un renforcement de la présence militaire américaine en Afghanistan (4 000 hommes qui s’ajoutent à ceux annoncés le mois dernier : 17 000 d’ici l’été), par des aides civiles (ingénieurs, professeurs, agriculteurs) et économique accrues. L’aide au développement intègre ainsi la stratégie antiterroriste du président américain. Le président afghan Hamid Karzaï a apporté son soutien à ce plan.

Il y a actuellement 75 000 soldats étrangers dont 38 000 américains sur le sol afghan. Les effectifs américains devraient donc atteindre les 60 000 environ d’ici l’automne. Barack Obama a appelé toute la communauté internationale à participer à cette nouvelle stratégie et à augmenter leur aide civile en Afghanistan, notamment en envoyant des formateurs. La Corée du Sud, la Grande Bretagne et l’Allemagne ont annoncé le même jour qu’ils augmenteraient leur capacité militaire en Afghanistan.

Barack Obama veut créer un  » groupe de contact  » de grande ampleur pour la stabilisation de l’Afghanistan, qui comprendrait les alliés de l’Otan, la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite et la Russie.

Les Etats-Unis vont en outre augmenter leur aide au Pakistan et la porter à 1,5 milliard de dollars par an sur cinq ans.

Références
Dépêches
AFP sur La Croix
LeMonde.fr avec AFP et Reuters
LeMonde.fr avec AFP

Articles
LeFigaro.fr :  » Barack Obama à al-Qaida : «nous vous vaincrons» « 
Le Monde :  » Barack Obama explique « sa » guerre en Afghanistan « 
NYTimes :  » Putting Stamp on Afghan War, Obama Will Send 17,000 Troops « 
Ouest-France :  » Les alliés d’Obama annoncent des renforts pour l’Afghanistan « 
NYTimes :  » White House Debate Led to Plan to Widen Afghan Effort «