Archives de Catégorie: Economie

Vendredi 10 juillet 2009. Le bilan du G8 à L’Aquila

Les pays du G8 (Etats-Unis, Italie, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Canada, Russie) étaient réunis du 8 au 10 juillet 2009 à L’Aquila, en Italie. Avaient également été invités des dirigeants de pays émergents ainsi que des représentants de l’Algérie, de l’Angola, de l’Egypte, de l’Ethiopie, de la Libye, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et une délégation de l’Union africaine.

Voici les principaux résultats de ce sommet :
• les pays se sont engagés à mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la faim dans le monde par le biais d’investissements agricoles dans les pays en développement. La proposition américaine de créer un fonds pour cela n’a cependant pas été retenue. Les Etats-Unis apporteraient 3,5 milliards de dollars, le Japon entre 3 et 4 milliards, la France 2 milliards
• les pays se sont engagés à ce que le réchauffement climatique ne conduise pas à une augmentation des températures supérieure de 2°C par rapport à ce qu’elles étaient en 1900. L’idée de réduire de 50 % (par rapport à 1990) de l’émission de gaz à effet de serre au niveau planétaire d’ici 2050 n’a pas pu être imposée aux pays en développement, mais les membres du G8 ont affirmé vouloir réduire de 80 % leurs propres émissions à cette échéance, sans engagements à court terme
• les pays ont affirmé vouloir renforcer le traité de non-prolifération nucléaire d’ici la fin de l’année.

La déclaration finale fait l’impasse sur la proposition de la Banque centrale chinoise de créer une monnaie de réserve unique pour que les échanges commerciaux ne dépendent plus des variations du cours du dollar.

Le Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et le Français Nicolas Sarkozy ont défendu l’idée de remplacer le G8 par un G14 avec des puissances émergentes : Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud et Mexique (qui ont formé en 2007 un G5 parallèle).

Références
Dépêches
AFP sur Libération
LeMonde.fr avec AFP
LeJDD.fr avec Reuters

Articles
NYT :  » G-8 Announces $20 Billion for Food Plan « 
NYTimes :  » Poorer Nations Reject a Target on Emission Cut « 
WSJ :  » G-8 to Pledge $20 Billion for Food-Security Initiative « 
RFI :  » 20 milliards de dollars pour lutter contre la faim « 
BBC :  » G8 pledges to boost food supplies « 
LeJDD.fr :  » G8: Beaucoup de bruit pour rien « 
WSJ :  » Leaders Seek to Finish Trade Deal by 2010  » (portfolio)
LeMonde.fr :  » Climat : « Les pays du G8 devraient montrer l’exemple » « 
NYTimes :  » Group of 8 Is Not Enough, Say Those Wanting In « 

Le site officiel du sommet

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Mercredi 8 juillet 2009. Google se lance sur le marché des systèmes d’exploitation

Google a anoncé hier mardi 7 juillet 2009 vouloir sortir un système d’exploitation, Chrome OS, avec l’objectif de concurrencer Windows de Microsoft qui équipe 90 % des ordinateurs. Chrome OS sera un logiciel libre, destiné d’abord aux mini-PC, et dont la particularité sera une conception pensée autour d’une exploitation d’internet. Il devrait être disponible au second semestre 2010.

En septembre 2008, Google avait lancé son navigateur internet, Google Chrome. Il compterait aujourd’hui 30 millions d’utilisateurs, soit 6 % des parts du marché.
Références

Références
AFP sur LesEchos.fr

Articles
WSJ :  » Google Plans to Launch Operating System for PCs « 
BBC :  » Google to launch operating system « 
NYT :  » Google Plans a PC Operating System « 
LeMonde.fr :  » Google annonce le lancement d’un système d’exploitation « 

Mercredi 1er juillet 2009. Baisse de la TVA dans la restauration française

En France, la TVA passe aujourd’hui de 19,6 % à 5,5 % dans le secteur de la restauration (sauf pour les alcools).

En théorie les prix devraient baisser aujourd’hui de 11,8 % sur 7 produits au moins choisis dans une liste de 10 (une entrée, un menu, un plat, un dessert, un jus de fruit, un café, un thé, une infusion…). Les restaurateurs sont libres de respecter l’accord signé le 29 avril 2009 avec Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au commerce et au tourisme, et 180 000 établissements. Ils peuvent aussi l’adapter ou l’ignorer. L’objectif est qu’un tiers de la baisse profite au client et deux tiers au restaurateur afin qu’il puisse embaucher, augmenter les salaires, ou se moderniser.

La mesure doit coûter 2,35 milliards d’euros par an à l’Etat (3 milliards en diminution des 130 milliards collectés chaque année avec la TVA moins 650 millions d’euros d’allégements sociaux supprimés). Elle doit conduire à la création de 40 000 emplois en deux ans (dont 20 000 jeunes en alternance).

Un contrôle sera effectué par la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF), qui a relevé en mars 4000 tarifs pour avoir une base de comparaison. Les sanctions ne porteront que sur la publicité mensongère, les baisses de prix devant être clairement affichées.

La France rejoint ainsi la dizaine de pays européens qui ont décidé d’appliquer un taux réduit (c’est-à-dire une valeur inférieure aux 15 % fixés par Bruxelles) : la Grèce (9% contre 19% au taux normal), l’Espagne (7% contre 16%), l’Irlande (13,5% contre 21,5%), l’Italie (10% contre 20%), Chypre (8% contre 15%), les Pays-Bas (6% contre 19%), l’Autriche (10% contre 20%), la Pologne (7% contre 22%) et le Portugal (12% contre 20%)

Références
Dépêches
AFP sur La Croix
AFP sur Google

Articles
LeJDD.fr :  » TVA réduite à chacun sa cuisine « 
Libération :  » La TVA baisse, l’addition suit-elle? « 
Le Monde :  » Qui va profiter de la baisse de la TVA dans la restauration ? « 
LeFigaro.fr :  » L’UMP profite de la baisse de la TVA pour faire sa pub « 

Mardi 30 juin 2009. Bernard Madoff condamné à 150 ans de prison

Bernard Madoff, 71 ans, a été condamné hier lundi 29 juin 2009 à 150 ans de prison par Denny Chin, un juge fédéral d’un tribunal de New-York, pour la plus grosse fraude de l’histoire (lire l’info du jour du 15 décembre 2008) : son montant serait compris entre 50 et 65 milliards de dollars, ce qui correspond à la somme qu’auraient pu rapporter les 13 milliards de dollars qui ont été confiés au financier.

La peine de 150 ans avait été demandée par le procureur tandis que l’avocat de Bernard Madoff demandait au maximum 12 ans (arguant que l’espérance de vie de Bernard Madoff était de 13 ans). La peine est élevée sans constituer un record : Sholam Weiss avait été condamné à 845 ans de prison en 2000 pour une arnaque à l’assurance de 450 millions de dollars. .

L’accusé a demandé pardon aux victimes. A ce jour, 1 341 détenteurs de comptes ont été identifiés, parmi lesquels des petits épargnants, des vedettes du show-buisness, ou encore des œuvres caritatives. Les plus touchés seraient les établissements financiers spécialisés dans la gestion des grandes fortunes ainsi que des fonds spéculatifs. A lui seul, le fonds américain Fairfield Greenwich a perdu plus de 7 milliards

Bernard Madoff a avoué n’avoir investi aucun des fonds qui lui ont été confiés. Il a plaidé coupable pour les onze chefs d’accusation (dont la fraude, le vol, le blanchiment, le parjure). Cette attitude lui a permis d’éviter un procès aux assises devant des jurés ainsi qu’une enquête sur ses proches (dont ses deux fils et son frère qui ont travaillé pour lui).

David Friehling, un comptable, est la seule autre personne à être inculpée dans cette affaire. Les mécanismes de l’escroquerie et les complices restent pour le moment inconnus.

Les clients de Bernard Madoff ont perçu pour l’heure 1,2 milliard de dollars de dédommagements.

Références
Dépêches
AFP sur La Croix

Articles
Le Monde :  » Malgré la sentence, le mystère « Madoff » persiste « 
La Croix :  » Denny Chin, le juge qui a condamné Bernard Madoff à cent cinquante ans de prison « 
Le Figaro :  » Madoff condamné, 
le mystère reste entier « 
Libération :  » Les victimes de Bernard Madoff à la recherche des milliards perdus « 
NYTimes :  » Madoff Is Sentenced to 150 Years for Ponzi Scheme « 
WSJ :  » ‘Evil’ Madoff Gets 150 Years in Epic Fraud « 
RFI :  » 150 ans de prison pour Bernard Madoff « 
Les Echos :  » Bernard Madoff est condamné à la peine maximale d’emprisonnement à vie « 

Jeudi 11 juin 2009. L’alliance entre Fiat et Chrysler

Les constructeurs automobiles Chrysler et Fiat ont finalisé leur accord, après que la Cour suprême des Etats-Unis eut donné son accord hier mercredi 10 juin 2009. Chrysler, qui avait déposé le bilan le 30 avril 2009 (comme General Motors, le 1er juin, lire l’info du jour du 1er juin 2009), évite donc la liquidation complète.

Une nouvelle société débarrassée d’une partie de sa dette va être créée : Chrysler Group LLC. Elle sera initialement contrôlée à 20 % par Fiat sans que le constructeur italien n’apporte d’argent. Sa participation montera à 35 % sous réserve de réussite d’objectifs prédéfinis à pourra atteindre 51 % à terme. Le gouvernement américain a injecté 9 milliards de dollars en échange de 8 % de l’entreprise. Le reste des parts reviendra pour 55 % à un fond géré par le syndicat des ouvriers de l’automobile (UAW) et à 2 % par le gouvernement canadien.

Fiat fournira à Chrysler l’accès à ses technologies, notamment pour les voitures de petite taille et les moteurs.

Références
Dépêche
AFP sur La Croix

Articles
WSJ :  » Fiat Closes Deal With Chrysler « 
Le Figaro :  » Fiat s’empare officiellement de Chrysler « 
Les Echos :  » CHRONOLOGIE. Fiat/Chrysler : la saga d’une union forgée dans la douleur « 

Lundi 1er juin 2009. General Motors a déposé le bilan

Le constructeur automobile américain General Motors (GM) a déposé le bilan aujourd’hui 1er juin 2009. C’est la troisième plus grosse faillite après celle de Lehman Brothers en 2008 et WorldCom en 2002. General Motors a accumulé près de 100 milliards de dollars de pertes en quatre ans. Le constructeur aurait aujourd’hui environ 173 milliards de dollars de dettes pour 82 milliards de dollars d’avoirs.

Débute maintenant une procédure de redressement judiciaire de deux à trois mois durant laquelle l’entreprise va se restructurer à l’abri de ses créanciers. Elle débouchera sur la création d’une nouvelle société, contrôlée à 60 % par l’Etat américain et à 12 % par le Canada. Les créanciers détenteurs d’obligations recevront 10 % du capital. Et rien pour les actionnaires actuels. Une deuxième entité sera créée pour grouper les dettes et les unités devant être vendues ou fermées. L’Etat américain, qui a déjà injecté 20 milliards de dollars, va en ajouter 30 de plus. L’Etat canadien et le gouvernement de l’Ontario (où GM possède de nombreuses usines) apporteront pour leur part 9,5 milliards de dollars.

General Motors ne va donc pas disparaître, mais la restructuration entraînera la suppression de 21 000 emplois, le maintien de seulement quatre marques (Cadillac, Chevrolet et GMC, et Buick sur le marché chinois) les autres (dont Pontiac, Saab, Vauxhall, Saturn, Hummer) devant être vendues ou démantelées, la fermeture de 16 des 47 usines et celle de la moitié des 6000 concessionnaires. Le syndicat des ouvriers de l’automobile (United Auto Workers) a accepté le plan et s’est engagé à ne pas faire la grève jusqu’en 2015 en échange de 17,5 % du capital.

Fondé en 1908, GM fut pendant 77 ans et jusqu’en 2007 le plus gros constructeur automobile au Monde. Il détenait 45 % du marché en 1980 contre seulement 22 % en 2008. Cette année-là les ventes mondiales ont chuté de 9,37 à 8,3 millions de véhicules et les pertes se sont montées à 31 milliards de dollars. GM emploie aujourd’hui 92 000 personnes aux Etats-Unis et est responsable d’un demi-million de retraités.

La filiale allemande Opel va être par ailleurs reprise par l’équipementier canadien Magna et des partenaires russes.

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP
LeFigaro.fr avec AFP
LeMonde.fr avec AFP
LeFigaro.fr avec AFP

Articles
RFI :  » General Motors va déposer le bilan « 
Le Monde :  » L’Etat américain pilotera le redressement de General Motors « 
NYT :  » Bankrupt G.M. Says It Owes $172 Billion « 

Vendredi 29 mai 2009. Time Warner va se séparer d’AOL

Le groupe américain de médias Time Warner a annoncé hier jeudi 28 mai 2009 sa prochaine séparation d’avec AOL. La mise en Bourse de sa filiale internet doit se faire avant la fin de l’année. Les actions d’AOL seront distribuées aux actionnaires de Time Warner.

Début 2000, l’annonce de la fusion entre Time Warner et AOL symbolisait la fusion entre une nouvelle et une ancienne économie, entre le contenant et le contenu. La fusion s’est conclue en 2001, en pleine bulle internet ; AOL valait alors 165 milliards de dollars. En 2002, le groupe affichait les plus grosses pertes de l’histoire économique américaine : 99 milliards de dollars. Cette année là, AOL pouvait compter sur 9,1 milliards de dollars de revenus. En 2008 ils étaient tombés à 4,2 milliards de dollars (contre 47 milliards de dollars pour Time Warner).

AOL ne compte plus que 6 millions d’abonnés aux Etats-Unis contre 13 millions en 2006. Le site d’AOL est le 5e le plus visité derrière Google, Yahoo!, MSN (Microsoft) et YouTube.

Références
Dépêches
AFP sur Google

Articles
NYT :  » Time Warner Board Backs AOL Spinoff « 
Le Figaro :  » Time Warner et AOL divorcent « 
E24 :  » Time warner se sépare d’AOL « 

Mardi 7 avril 2009. Plus aucun pays sur la  » liste noire  » de l’OCDE

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a annoncé aujourd’hui que les quatre pays (Uruguay, Costa Rica, Philippines, Malaisie) qui figuraient sur la  » liste noire  » des paradis fiscaux, révélée lors du sommet du G20 le 2 avril 2009 (lire l’info du jour du 3 avril), se sont tous  » engagés pleinement à procéder à des échanges de renseignements fiscaux en fonction de la norme OCDE « . Les quatre pays vont ainsi rejoindre les 38 pays de la  » liste grise « , qui ont pris l’engagement d’échanger des renseignements fiscaux mais qui n’ont pas signé des accords bilatéraux avec au moins 12 des 30 Etats membres de l’OCDE.

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP

Articles
Le Figaro :  » Paradis fiscaux : la fin de la liste noire « 
BBC :  » OECD removes tax havens from list « 

Vendredi 3 avril 2009. Les conclusions et les engagements du G20

Les pays du G20 se sont réunis jeudi 2 avril à Londres. Pour relancer l’économie mondiale et éviter une nouvelle crise à l’avenir ils ont pris les engagements suivants :

– 1 000  milliards de dollars (750 milliards d’euros) supplémentaires vont être injectés dans l’économie mondiale par le biais du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale – il ne s’agit donc pas de nouveaux plans de relance, auxquels étaient opposés la France et l’Allemagne ; les montants totaux investis d’ici à 2010 seront donc amenés à 5000 milliards de dollars (3 700 milliards d’euros) ;

– afin de venir à bout du secret bancaire, l’OCDE va pouvoir publier une liste de paradis fiscaux  » non coopératifs « . Il y aura précisément trois listes, selon que les Etats acceptent ou non de coopérer. Les sanctions restent à définir : elles seront soit directes (suppression des centres non coopératifs) soit indirectes (incitation des institutions financières à ne pas travailler avec ces centres).
Sur la liste « noire »  : le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay.
Sur la liste « gris foncé », 32 pays : Andorre, Anguilla Antigua, Barabade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles Marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néerlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos et Vanuatu.
Sur la liste gris clair : l’Autriche, la Belgique, Brunei, le Chili, le Guatemala, le Luxembourg, Singapour et la Suisse.

– les contrôles seront accrus sur les agences de notation et les fonds spéculatifs, notamment en ce qui concerne leur niveau d’endettement ; les banques devront garder dans leurs comptes une part de leurs risques (et non plus de tout titriser) ; les normes comptables vont être harmonisées ; de nouvelles règles sur les bonus et les salaires des dirigeants et des financiers vont être établies ;

– certaines institutions internationales vont être renforcées : le budget du FMI va être triplé pour arriver à 750 milliards de dollars, dont un tiers sera financé par la création monétaire (la planche à billets) ; une nouvelle instance, le Conseil de stabilisation financière, remplacera le Forum de stabilité financière pour détecter les risques financiers et intégrera les pays émergents ; des pays émergents seront aussi accueillis dans les discussions du G7 pour débloquer le « cycle de Doha » amorcé en 2001 ;

Une nouvelle réunion a été programmée en sptembre prochain à New-York, en marge de la prochaine assemblée générale de l’ONU pour évaluer la mise en œuvre de toutes ces mesures.

Etaient présents, des représentants des pays du G20
– la chancelière allemande Angela Merkel
– le président sud-africain Kgalema Motlanthe
– le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le ministre saoudien des affaires étrangères, Saud al-Faisal
– le président argentin Cristina Kirchner
– le premier ministre australien Kevin Rudd
– le président brésilien Luiz Innacieo Lula da Silva
– le premier ministre canadien Stephen Harper
– le président chinois Hu Jintao
– le président sud-coréen Lee Myung-bak
– le président américain Barack Obama
– le président français Nicolas Sarkozy
– le premier ministre indien Manmohan Singh
– le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono
– le premier ministre italien Silvio Berlusconi
– le premier ministre japonais Taro Aso
– le président mexicain Felipe Calderon
– le premier ministre britannique Gordon Brown
– le président russe Dmitry Medvedev
– le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan
et pour l’Union européenne, le président de la Commission José Manuel Barroso

En outre, s’étaient aussi déplacés :
– le premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero
– le premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende
–  le président de l’ASEAN (Association des pays du Sud-Est), le premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva
– le président du Conseil européen et premier ministre tchèque Mirek Topolanek
– le responsable du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) et premier ministre éthiopien Meles Zenawi
– le président du Forum de stabilité financière Mario Draghi
– le directeur du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn
– le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon
– le président de la Banque mondiale Robert Zoellick
– le directeur de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy.

Références
Dépêche
Reuters

Articles
Le Monde :  » G20 : quatre orientations décisives pour essayer de sauver l’économie mondiale « 
La Croix :  » Accord à Londres, le G20 est entré dans le concret « 
La Croix :  » Les grandes décisions du G20 « 
WSJ :  » World Leaders Agree on Global Response « 
Le Figaro :  » Accord mondial pour 
un nouveau capitalisme « 
Les Echos :  » Compromis ambitieux au sommet du G20 « 
Les Echos :  » Des promesses de réformes en cascade « 
Les Echos :  » Des avancées notables sur la régulation financière internationale « 
RFI :  » La Chine propose et s’impose « 
NYTimes :  » World Leaders Pledge $1.1 Trillion to Tackle Crisis « 

Document
Le communiqué final

Mardi 24 mars 2009. Le nouveau plan américain contre les  » actifs toxiques « 

Le secrétaire d’Etat américain au Trésor Timothy Geithner a dévoilé hier lundi 23 mars 2009 son plan pour racheter les  » actifs toxiques  » des banques. Ce plan associe l’Etat et des investisseurs privés (PPIP ou Publi-Private Investment Program) :
– le Trésor va consacrer entre 75 et 100 milliards de dollars de fonds publics (issus du plan de sauvetage du secteur bancaire de 700 milliards de dollars approuvé en octobre par le Congrès)
– des investisseurs privés (fonds spéculatifs, firmes à capital-risque, fonds d’épargne retraite) devront apporter au moins 500 milliards de dollars.
A terme le plan devrait pouvoir racheter jusqu’à 1000 milliards de dollars d’actifs.

Pour inciter les acteurs privés à investir, ceux-ci bénéficieront de prêts à taux réduits et de garanties de la Réserve fédérale ainsi que de la Federal Deposit Insurance Corp (une agence gouvernementale de dépôts bancaires). Le gouvernement fédéral pourrait ainsi participer jusqu’à 80 % du financement dans certains cas. Les acteurs privés doivent être désignés avant le 1er mai.

Les rachats doivent concerner d’une part les prêts douteux accordés à des banques, et, d’autre part, les titres adossés à des actifs immobiliers Le prix de rachat sera fixé au cours d’enchères entre les acteurs privés. Si le plan réussit, les plus-values seront partagées entre les investisseurs privés et l’Etat.

Ce plan est le troisième envisagé par les Etats-Unis, après le plan Paulson (du à Henry Paulson le prédecesseur Timothy Geithner) (lire l’info du jour du 6 octobre 2008 et du 13 novembre 2008) abandonné faute de pouvoir évaluer la valeur de rachat des actifs, et du premier plan de Timothy Geithner, présenté en février dernier et jugé trop complexe.

Références

Dépêches

LeMonde.fr avec AFP
LeJDD.fr avec Reuters

Articles
La Croix :  » Washington présente un plan pour isoler les actifs toxiques « 
Le Figaro :  » Crise : pourquoi la stratégie américaine reste floue « 
BBC :  » US unveils $1tn toxic asset plan « 
RFI :  » Le fonds pour racheter les crédits toxiques rassure les marchés « 
IHT :  » With more details, Geithner and his plan get warmer reception « 

Document
Le plan américain