Archives de Catégorie: Histoire

Vendredi 20 novembre 2009. Herman Van Rompuy, premier président du Conseil européen

Le premier ministre belge Herman Van Rompuy a été choisi jeudi 19 novembre 2009 pour occuper le poste de président permanent du Conseil européen. La Britannique, commissaire européenne au commerce, Catherine Ashton a été désignée comme haut représentant de l’Union aux affaires étrangères et à la politique de sécurité. Le choix a été fait à l’unanimité des 27 chefs d’Etat ou de gouvernement réunis à Bruxelles. Les deux personnalités sont respectées mais peu connues hors de leur pays.

Agé de 62 ans, Herman Van Rompuy a été choisi pour sa  » capacité à ramener la stabilité dans son pays  » au poste de premier ministre qu’il occupait depuis le 30 décembre 2008 (lire l’info du jour du 23 décembre 2008). Cet économiste a été ministre belge du budget de 1993 à 1999 et a fait entrer la Belgique dans la zone euro. Chrétien-démocrate flamand, il est considéré comme intellectuel, modéré et atlantiste. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2010, pour un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois.

Agée de 53 ans et également économiste, Catherine Ashton a rejoint l’exécutif communautaire il y a un an, après avoir occupé, en Grande Bretagne, les postes de secrétaire d’Etat à l’éducation puis aux affaires constitutionnelles et à la justice. Elle a été choisie car c’est une femme, socialiste, et venant d’un pays à tradition diplomatique. Elle devra être approuvée par les députés européens pour un mandant de cinq ans.

Références
Dépêches
AFP sur Libération.fr
LeParisien.fr avec AFP
LeJDD.fr avec Reuters

Articles
La Croix :  » Herman Van Rompuy et Catherine Ashton, les nouveaux noms de l’Europe « 
Le Figaro :   » Herman Van Rompuy, le nouveau visage de l’Europe « 
Les Echos :  » Le Belge Herman Van Rompuy devient le premier président du Conseil européen « 
NYTimes :  » Low-Profile Leaders Chosen for Top European Posts « 
WSJ :  » Low-Profile Picks Take EU Posts « 
BBC :  » Profile: First EU President Herman van Rompuy « 
RFI :  » Un nouveau couple dans l’Union « 
Le Figaro :  » Le Belge Van Rompuy va présider l’Europe « 

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Lundi 9 novembre 2009. L’Allemagne fête les 20 ans de la chute du mur de Berlin

Les 20 ans de la chute du mur de Berlin sont marquées par des grandes festivités en Allemagne. Chacun des 27 pays de l’Union européenne y participe.

Il ne reste aujourd’hui que quelques fragments du mur dont la construction avait débuté en 1961, le plus long mesurant 1,3 kilomètre. La municipalité de Berlin a commencé à matérialiser le tracé du mur : pour l’instant, 5 kilomètres sur 155 ont été marqués.

80 % des Allemands saluent la chute du mur, 12 % la déplorent. 60 % des Allemands estiment aujourd’hui qu’il y a encore plus de différences que de points communs entre l’Est et l’Ouest.

Les transferts publics au profit de l’ex-RDA se seraient montés à 1300 milliards d’euros en 20 ans. Le PIB par habitant dans l’ex-RDA atteint aujourd’hui 70 % de celui dans l’ex-RFA. Il était de 33 % en 1991.

Références
Le Monde :  » L’Allemagne fête les 20 ans de la chute du Mur « 
RFI :  » Festivités historiques « 
La Croix :  » A Berlin, le Mur revient dans les mémoires « 
La Croix :  » Les traces du Mur « 
Le Figaro :  » Berlin fête ses vingt ans de liberté « 
Les Echos :  » Un agenda très politique autour des vingt ans de la chute du mur de Berlin « 
NYT :  » Leaders in Berlin Retrace the Walk West « 
BBC :  » Berlin celebrates demise of Wall « 
BBC :  » Where is the Berlin Wall now? « 

Mardi 9 juin 2009. La mort du président gabonnais Omar Bongo

Le président gabonnais El Hadj Omar Bongo Ondimba (né Albert-Bernard Bongo) est décédé dimanche 7 juin à l’âge de 74 ans d’un cancer intestinal. Ancien employé de poste, il était à la tête de son pays depuis plus de 41 ans. C’était l’une des figures emblématiques de l’Afrique post-coloniale.

Il devait son poste à Jacques Foccart, le responsable de l’Afrique à l’Elysée sous le général de Gaulle, pour sa  » personnalité, son courage et sa volonté « . Il a ainsi succédé au premier président du Gabon indépendant, Léon Mba, duquel il était directeur de cabinet. Il se convertit à l’islam en 1973 pour, disait-on, se rapprocher des dirigeants des pays de l’Opep que son pays venait de rejoindre. Il confiait ses ministères clés à ses enfants et à ses gendres. Il avait suspendu ses activités le 6 mai 2009 et rejoint une clinique espagnole.

Le nom d’Omar Bongo a été évoqué dans de nombreuses affaires judiciaires. Dans l' » affaire Elf « , il a touché des commissions occultes pour sécuriser les approvisionnements pétroliers ; il n’a cependant été ni partie ni témoin dans le procès, en 2003-2004. Il a été accusé d’avoir reçu du couturier Francesco Smalto des costumes accompagnés de call-girls. Il a également été accusé d’avoir de nombreux biens de luxe en France, financés par des fonds publics détournés (affaire dite des  » biens mal acquis « ). Il a aussi été critiqué pour ne pas avoir fait décoller son pays économiquement malgré ses ressources naturelles (le Gabon est 123e sur 177 dans le classement des Nations Unies sur le développement).
Omar Bongo n’a pas désigné de dauphin. Sa succession va probablement opposer Ali Ben Bongo, son fils et ministre de la défense, à Paul Toungui, ministre des affaires étrangères et époux de Pascaline, fille aînée et directrice de cabinet d’Omar Bongo. Selon la Constitution, des élections doivent se dérouler dans les 45 jours.

Références

Dépêches

Le Monde.fr avec AFP

Reuters sur NYT

Articles

La Croix :  » Omar Bongo, la mort d’un pilier de la « Françafrique » « 

Le Figaro :  » Omar Bongo, le doyen de la Françafrique « 

Libération :  » Avec Omar Bongo, c’est un bout de la Françafrique qui disparaît « 

Le Monde :  » Bongo : une série d’affaires politico-judiciaires en France « 

Le Figaro :  » Qui peut succéder à Omar Bongo ? « 

BBC :  » Bongo’s son calls for Gabon calm « 

Dossier sur la mort d’Omar Bongo sur le site de RFI

Diaporama sur le site du Figaro :  » Omar Bongo, 41 ans de pouvoir « 

Vendredi 5 juin 2009. Le discours de Barack Obama aux Musulmans

Le président américain Barack Obama a adressé aux Musulmans un discours à l’université du Caire (Egypte) hier jeudi 4 juin 2009. Son premier souhait était de mettre un terme à l’incompréhension entre les Etats-Unis et l’Islam qui s’est installée depuis les attentats de septembre 2001 :  » l’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre avec l’islam.  » Il a dit être là pour  » un nouveau départ entre les États-Unis et les musulmans du monde entier, basé sur un intérêt mutuel et un respect mutuel et aussi sur cette vérité que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et n’ont pas besoin d’être rivaux.  »

Après un hommage aux apports culturels et scientifiques du monde musulman, Barack Obama a notamment :
• demandé aux Israéliens de geler la colonisation et d’enclencher un processus de paix, tout en rappelant le soutien  » inébranlable  » des Etats-Unis envers Israël
• défendu la création d’un Etat palestinien,  » seule solution  » au conflit
• demandé aux Palestiniens, de renoncer à la violence.
• reconnu que la CIA avait renversé en 1953 le gouvernement iranien démocratiquement élu de Mossadegh
• affirmé qu’il est nécessaire d’empêcher une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient
• justifié la présence américaine en Afghanistan par la menace extrémiste qui y persiste mais a précisé que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’y établir des bases permanentes
• rappelé la réalité de la Shoah et a admis les humiliations liées à l’  » occupation  » israélienne (le terme d’occupation n’était avant jamais utilisé par la Maison Blanche)
• affirmé la nécessité de respecter la liberté religieuse et de renforcer l’éducation des femmes – il s’est aussi positionné en faveur du port du voile par les femmes musulmanes.

Il n’a pas prononcé une seule fois le mot  » terrorisme  » mais a été critiqué pour ne pas avoir évoqué les conséquences de la guerre en Irak.

Références
Articles
La Croix :  » Barack Obama tourne une page avec le monde musulman « 
Le Figaro :  » Voile islamique : Obama prône la tolérance en Occident « 
Le Figaro :  » Egypte : la rue circonspecte après le discours d’Obama « 
Libération :  » Obama propose un «nouveau départ» aux musulmans « 
LeJDD.fr :  » Obama en apôtre de la paix « 
NYT :  » Varying Responses to Speech in Mideast Highlight Divisions « 
NYTimes :  » Addressing Muslims, Obama Pushes Mideast Peace « 
WSJ :  » Obama Chides Israel, Arabs in His Overture to Muslims « 
RFI :  » Le discours de la méthode Obama « 
Le Figaro : «Un nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis»

Documents
Le discours de Barack Obama (par Public Sénat sur Dailymotion)
Le texte du discours en anglais (sur le site de La Croix)
La traduction officielle (sur le site des Echos)

Vendredi 19 décembre 2008. Bagosora condamné à la perpétuité

Théoneste Bagosora, ancien colonel de l’armée rwandaise, a été condamné à la prison à vie, hier jeudi 18 décembre : le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) l’a jugé coupable de « génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » lors du massacre de 800 000 Tutsis et Hutus modérés au Rwanda en 1994. L’accusation « d’entente en vue de commettre un génocide » n’a en revanche pas été retenue. La défense a décidé de faire appel de ce verdict.

Théoneste Bagosora a notamment dirigé les troupes et les milices hutues (Interhamwe) ; on le considère comme le « cerveau » du génocide. Le Tribunal l’a reconnu coupable de la mort de dix membres du contingent belge de maintien de la paix, du meurtre du Premier ministre rwandais Agathe Uwilingiyimana, du président de la Cour constitutionnelle Joseph Kavaruganda, ainsi que de plusieurs opposants, et de l’organisation de plusieurs massacres à Kigali et Gisenyi.

Agé de 67 ans et extrémiste hutu, Théoneste Bagosora, ancien directeur de cabinet au ministère de la défense, était en charge des affaires politiques et militaires rwandaises lorsque l’avion du président Juvénal Habyarimana a été abattu — à la veille du génocide. Après le génocide, il a fui au Cameroun où il a été arrêté en 1996. Son procès a duré six ans ; 242 témoins ont été entendus.

Un autre colonel, Anatole Nsengiyumva, et un commandant, Aloys Ntabakuze, ont également été condamnés à la prison à perpétuité par le TPIR. Le beau-frère de Théoneste Bagosora, Protais Zigiranyirazo, a été, lui, condamné à 20 ans de prison. Le TPIR a rendu à ce jour 35 verdicts (dont 5 acquittements) et doit terminer ses travaux avant la fin 2009.

Références
Dépêches
LeJDD.fr avec Reuters

Articles
IHT : « Rwandan convicted of genocide »
RFI : « La perpétuité pour l’architecte du génocide de 1994 »
BBC : « Rwanda genocide mastermind jailed »
BBC : « Profile: Col Theoneste Bagosora »

Lundi 10 novembre 2008. Découverte de plans de construction d’Auschwitz

Le quotidien allemand Bild a publié samedi 8 novembre des fac-similés de plans de construction du camp d’extermination d’Auschwitz. Ces plans auraient été retrouvés dans un appartement berlinois, mais on n’a pas d’autres informations sur le lieu ni sur la date de la découverte.

Il y aurait au total 28 plans à l’échelle 1/100e, datés entre 1941 et 1943, et estampillés  » direction de la construction des Waffen-SS et de la police « . L’un d’eux porterait les initiales de Heinrich Himmler, le chef des SS.

Le principal intérêt de cette découverte est de donner un argument fort aux historiens qui affirment que l’extermination des juifs avait été planifiée très tôt durant la Seconde Guerre mondiale et que la finalité des camps n’était pas un secret pour tous ceux qui ont participé à leur construction. C’est ainsi la première fois que l’on trouve des plans sur lesquels les chambres à gaz sont explicitement mentionnées. Ces plans sont datés de 1941, alors que la conférence de Wannsee, dont le but était d’organiser la  » solution finale de la question juive « , s’est tenue le 20 janvier 1942.

Références
Articles
Le Figaro :  »  Les plans de construction d’Auschwitz découverts « 
RFI :  » Découverte des plans originaux du camp d’Auschwitz « 
LeJDD.fr :  » Des plans d’Auschwitz découverts «