Archives de Tag: Bhutto

Mercredi 20 février. L’opposition refait surface au Pakistan.

Des élections législatives se sont déroulées au Pakistan lundi 18 février. Elles ont été marquées par la victoire des deux principaux mouvements d’opposition. Celui de Benazir Bhutto (assassinée le 27 décembre 2007), dirigé par son mari Asif Ali Zardari (33 % des députés à l’Assemblée nationale), et celui de Nawaz Sharif (25 %). Le parti du président Pervez Musharraf n’arrive qu’en troisième position avec 15 % des sièges. Les partis islamistes fondamentalistes arrivent ensuite, en retrait. Le taux de participation a été faible, aux alentours de 40 %. Les violences auraient fait une au moins une quinzaine de morts. Il n’y a pas eu de fraude électorale massive.

Ces élections étaient initialement prévues début janvier mais ont été reportées en raison de l’état d’urgence déclaré le 3 octobre dernier (lire l’info du jour du 5 octobre 2007) puis de l’assassinat de Benazir Bhutto.

Les opposants ont notamment gagné des voix en militant en faveur de l’indépendance de la justice (Pervez Musharraf a démis les juges de la Cour suprême qui risquaient en faveur de l’invalidation des élections présidentielles).

Pervez Musharraf a été réélu à la tête du Pakistan le 6 octobre 2007 et a abandonné son poste de chef de l’armée (lire l’info du jour du 29 novembre 2007). Pervez Musharraf a reconnu la défaite de son parti mais a affirmé qu’il n’allait pas démissionner.

Les négociations pour former un nouveau gouvernement commencent aujourd’hui. Si une alliance regroupant deux tiers des sièges à l’Assemblée est formée, elle aura le pouvoir de réformer la constitution et retirer au président le pouvoir de dissoudre l’assemblée et démettre le premier ministre. Les députés pourraient aussi lever l’état d’urgence en vigueur depuis le 3 octobre

Références
Dépêches
LeFigaro.fr avec AFP
LeMonde.fr avec AFP
LeFigaro.fr avec AFP et AP

Articles
RFI :  » Défaite cuisante pour le président Musharraf « 
Le Monde :  » Le triomphe électoral de l’opposition pakistanaise fragilise Pervez Musharraf « 

Document
L’entretien accordé par Pervez Musharraf au Wall Street Journal

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Jeudi 29 novembre 2007. Un second mandat pour Pervez Musharraf.

Le président pakistanais, Pervez Musharraf, a prêté serment « en civil  » aujourd’hui 29 novembre, pour un second mandat de cinq ans.

Il a renoncé hier à son poste de chef de l’armée. C’est le général Kayani, ancien chef des renseignements militaires, qui lui succède à ce poste.

Pervez Musharraf était sorti victorieux des élections du 6 octobre dernier. Il était arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire il y a 8 ans, le 12 octobre 1999. Samedi dernier, la commission électorale avait validé sa réélection, après que la Cour suprême a rejeté le dernier recours.

L’ancien Premier ministre Nawaz Sharif est rentré dimanche au Pakistan après sept ans d’exil en Arabie saoudite. Autre figure de l’opposition, Benazir Bhutto était rentrée d’exil le 18 octobre dernier. Des élections législatives doivent se dérouler le 8 janvier prochain.
L’état d’urgence déclaré au Pakistan le 3 novembre est toujours en vigueur.

Références

Dépêche
Reuters

Articles
Le Monde :  » Pervez Musharraf investi pour un deuxième mandat « 
Le Figaro :  » Musharraf raccroche son uniforme « 
RFI :  » Musharraf: un président civil « 
RFI :  » Nawaz Sharif : «il n’y a aucun accord avec Musharraf» « 

Lundi 22 octobre 2007. Chine, Pologne, Suisse, Pakistan.

En Chine, Hu Jintao a obtenu un second mandat de cinq ans à la tête du parti communiste chinois (a priori son dernier puisqu’il n’a pas le droit de briguer un troisième) ; il reste aussi à la tête de l’armée.

Ingénieur de formation, âgé maintenant de 64 ans, Hu Jintao est dans les instances dirigeantes du PCC depuis le début des années 1980. Personnage de consensus, connu pour sa brutalité au Tibet où il a instauré la loi martiale, le président chinois est d’une fidélité parfaite aux lignes de son parti.

En Pologne, le parti du libéral Donald Tusk fondé en 2001 a remporté les législatives avec plus de 44 % des voix contre moins de 32 % au parti conservateur des jumeaux Kaczynski.
Le taux de participation a été supérieur à 55%, un record pour ce pays.

Donald Tusk, 50 ans, a été élu député pour la première fois en 1991 ; il a été candidat à la présidence en 2000. Proche de Lech Walesa, partisan de la « décommunisation », il veut ancrer son parti dans la mouvance des partis centre-droit européens.

Donald Tusk sera probablement le prochain premier ministre. Lech Kaczynski reste président jusqu’en 2010, mais ses pouvoirs sont limités.

En Suisse, la droite politique populiste devient la première force politique en recueillant près de 29 % des voix lors des élections fédérales. Le parti est emmené par un milliardaire zurichois, Christoph Blocher. Il a mené une campagne très agressive sur des thèmes tels que l’immigration ou le maintien du niveau de vie.

Au Pakistan
, l’ex premier ministre, Benazir Bhutto, a été visée par un attentat jeudi 18 octobre alors qu’elle venait de rentrer dans son pays après huit ans d’exil. Au moins 139 personnes ont péri.

Benazir Bhutto a été premier ministre de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Elle était poursuivie pour corruption (elle était accusée d’avoir détourné avec son mari entre 100 millions et 1,5 milliard de dollars sur des contrats d’import-export et d’armement). Un décret d’amnistie devrait la protéger.

Références

Chine
Dépêche AFP
Article du Monde

Le discours de Hu Jintao prononcé à la clôture du congrès du PCC

Pologne
Dépêche AFP
Article du Monde
Article du Figaro

Suisse
Dépêche AP
Un reportage sur l’état d’esprit en Suisse au sujet des élections

Pakistan
Dépêche AFP

Un portrait de Benazir Bhutto dans La Croix