Archives de Tag: Bongo

Jeudi 3 septembre 2009. Ali Bongo élu président du Gabon

Avec 41,73 % des suffrages (141 952 voix), Ali Bongo a été élu président du Gabon selon les résultats révélés aujourd’hui. L’élection, un vote à un seul tour, s’est déroulée dimanche 30 août 2009.

Ali Ben Bongo (Ali-Bernard Bongo avant sa conversion à l’islam en 1982), 50 ans, est le fils d’Omar Bongo, décédé en juin dernier après avoir dirigé son pays durant 42 ans (lire l’info du jour du 9 juin 2009). Il a occupé les postes de ministre des affaires étrangères et de ministre de la défense.

Les trois principaux candidats (parmi les 18 qui s’étaient présentés), Ali Bongo, Pierre Mamboundou (25,22 % des suffrages) et André Mba Obale (25,88%) avaient tous les trois revendiqué la victoire. L’opposition affirme posséder des des procès-verbaux du vote démentant la victoire d’Omar Bongo. Des incidents ont éclaté avant même la proclamation des résultats. Le consulat de France à Port-Gentil, la capitale économique du pays et fief historique de l’opposition, a été incendié. Pierre Mamboundou aurait été blessé lors d’échauffourées entre des opposants et l’armée à Libreville.

Références
Dépêches
LeFigaro.fr avec AFP

Articles
Le Monde :  » Gabon : Ali Bongo élu « 
Le Monde :  » Au Gabon, les opposants à Ali Bongo dénoncent la fraude organisée par le pouvoir « 
Le Figaro :  » Ali Bongo, «M. Fils» s’est fait un nom « 
RFI :  » Ali Bongo vainqueur de la présidentielle « 
BBC :  » Bongo wins disputed Gabon ballot « 
LeMonde.fr :  » Gabon : premiers incidents dès l’annonce des résultats « 

Mardi 9 juin 2009. La mort du président gabonnais Omar Bongo

Le président gabonnais El Hadj Omar Bongo Ondimba (né Albert-Bernard Bongo) est décédé dimanche 7 juin à l’âge de 74 ans d’un cancer intestinal. Ancien employé de poste, il était à la tête de son pays depuis plus de 41 ans. C’était l’une des figures emblématiques de l’Afrique post-coloniale.

Il devait son poste à Jacques Foccart, le responsable de l’Afrique à l’Elysée sous le général de Gaulle, pour sa  » personnalité, son courage et sa volonté « . Il a ainsi succédé au premier président du Gabon indépendant, Léon Mba, duquel il était directeur de cabinet. Il se convertit à l’islam en 1973 pour, disait-on, se rapprocher des dirigeants des pays de l’Opep que son pays venait de rejoindre. Il confiait ses ministères clés à ses enfants et à ses gendres. Il avait suspendu ses activités le 6 mai 2009 et rejoint une clinique espagnole.

Le nom d’Omar Bongo a été évoqué dans de nombreuses affaires judiciaires. Dans l' » affaire Elf « , il a touché des commissions occultes pour sécuriser les approvisionnements pétroliers ; il n’a cependant été ni partie ni témoin dans le procès, en 2003-2004. Il a été accusé d’avoir reçu du couturier Francesco Smalto des costumes accompagnés de call-girls. Il a également été accusé d’avoir de nombreux biens de luxe en France, financés par des fonds publics détournés (affaire dite des  » biens mal acquis « ). Il a aussi été critiqué pour ne pas avoir fait décoller son pays économiquement malgré ses ressources naturelles (le Gabon est 123e sur 177 dans le classement des Nations Unies sur le développement).
Omar Bongo n’a pas désigné de dauphin. Sa succession va probablement opposer Ali Ben Bongo, son fils et ministre de la défense, à Paul Toungui, ministre des affaires étrangères et époux de Pascaline, fille aînée et directrice de cabinet d’Omar Bongo. Selon la Constitution, des élections doivent se dérouler dans les 45 jours.

Références

Dépêches

Le Monde.fr avec AFP

Reuters sur NYT

Articles

La Croix :  » Omar Bongo, la mort d’un pilier de la « Françafrique » « 

Le Figaro :  » Omar Bongo, le doyen de la Françafrique « 

Libération :  » Avec Omar Bongo, c’est un bout de la Françafrique qui disparaît « 

Le Monde :  » Bongo : une série d’affaires politico-judiciaires en France « 

Le Figaro :  » Qui peut succéder à Omar Bongo ? « 

BBC :  » Bongo’s son calls for Gabon calm « 

Dossier sur la mort d’Omar Bongo sur le site de RFI

Diaporama sur le site du Figaro :  » Omar Bongo, 41 ans de pouvoir «