Archives de Tag: Europe

Jeudi 9 octobre 2008. Les Russes se sont retirés de Georgie

Les forces militaires russes ont fini de se retirer de Géorgie hier mercredi 8 octobre, conformément aux engagements pris avec l’Union européenne (représentée par le président français Nicolas Sarkozy) le 8 septembre dernier. Les troupes occupaient des « zones tampon » dans des régions adjacentes aux territoires d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Des hommes restent encore cependant stationnés dans la région de Akhalgori en Ossétie du Sud, frontalière avec la Géorgie, ainsi que dans plusieurs autres régions ossètes et abkhazes, contrairement à ce qui était prévu — un retrait sur les positions d’avant les combats qui ont commencé le 7 août. Les retraits se sont apparemment déroulés sans violences.

Les observateurs internationaux, qui ont commencé à se déployer le 1er octobre dernier (lire l’info du jour du 1er octobre 2008) n’ont pas encore pu pénétrer dans les régions séparatistes.

Références
Dépêches
AFP (sur Google)
AFP (sur Google)

Article
Le Figaro : « Les forces russes quittent
le voisinage de l’Ossétie
du Sud et de l’Abkhazie »
IHT : « Russians vacate buffer zones in Georgia »

Mardi 7 octobre 2008. Chute historique du CAC 40

Lundi 6 octobre 2008, le CAC 40 a enregistré sa plus forte baisse depuis sa création en 1988 : -9,04 %. La bourse de Paris retrouve son niveau d’octobre 2004.

De façon générale, les bourses européennes ont enregistré une baisse journalière historique :
Eurostoxx 50 : – 7,34 %
Londres : Footsie -7,85 %
Amsterdam : AEX -9,14 %
Francfort : Dax – 7,07 %
Bruxelles : BEL 20 – 6,87 %
Suisse : SMI -6,12 %

Les bourses asiatiques ont également subi de lourdes pertes :
Shangai : -5,23 %
Tokyo : -4,25 %

Aux Etats-Unis, les chutes ont été moins brutales :
Dow Jones : -3,58 %
Nasdaq : – 4,34 %

Les cours ont été interrompus dans la journée en Russie (le RTS étant en chute de 19,6 %, la suspension survenant à 5 %) et au Brésil.

Ces baisses interviennent malgré l’adoption du plan Paulson, vendredi 3 octobre (lire l’info du jour du lundi 6 octobre 2008)

Références
Dépêche
LeMonde.fr avec AFP et Reuters

Articles
La Croix : " Les marchés ne voient pas encore la fin de la crise financière "
Le Figaro : " Chute historique 
à la bourse de Paris "
Le Figaro : " Les bourses du Golfe et de Russie dégringolent dans le sillage du pétrole "
Le Figaro : " Wall Street sous haute tension, limite la casse "
Les Echos : " Les Bourses plongent, le CAC 40 affiche une chute historique de 9,04% "
Libération : " Les Bourses européennes prennent une claque historique "
WSJ : " Bank Turmoil Sinks European Shares "
NYT : " Chaotic Day Ends With Stocks Off 3.8% "

La chronologie de la journée sur le site de Libération

Lundi 16 juin 2008. Le non de l’Irlande à l’Europe.

Les Irlandais ont rejeté par référendum le traité de Lisbonne avec 53,4 % de " non ". L’entrée en vigueur du traité était conditionnée par sa ratification par tous les pays de l’Union européenne. Le taux de participation a été d’environ 50 %.

Le traité de Lisbonne avait été signé en décembre 2007 (lire l’info du jour du 13 décembre 2007). L’Irlande était le seul pays de 27 qui, constitutionnellement, se devait de faire adopter le traité par la voie du référendum. Les autres pays ont préféré la voie parlementaire à la suite du rejet du traité constitutionnel par la France et les Pays-Bas en 2005. Dix-huit membres ont déjà ratifié le traité. La poursuite du processus est incertaine. Dans l’attente, l’Europe reste régie par le traité de Nice, signé en 2001.

Les partisans irlandais du non, en tête desquels un homme d’affaires de 40 ans, Declan Ganley surnommé " Mister No ", ont mis en avant la perte du commissaire permanent et du droit de véto en matière de fiscalité. Les analystes estiment que les Irlandais ont aussi voté non faute de comprendre le traité, dans un contexte économique morose après des années d’une croissance exceptionnelle. Ce sont surtout les régions rurales et ouvrières qui ont voté contre le traité.

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP et Reuters
AFP (sur le site de La Croix)
LeFigaro.fr avec AFP et RTE

Articles
Le Monde : " En Irlande, la peur de l’indépendance perdue "
Le Monde : " La mise en oeuvre du traité de Lisbonne est bloquée "
International Herald Tribune : " Split emerges in EU after Ireland rejects treaty "

Documents
Une infographie montrant les pays qui ont ratifié le traité sur le site du Figaro
Le Figaro : " L’Europe dans une zone de turbulences " (par Alexandre Adler)

Mercredi 23 avril 2008. Feu vert pour Galileo.

Le Parlement européen a voté aujourd’hui une directive fixant le montant des fonds nécessaires au lancement de Galileo, le pendant européen du GPS.

Ce projet a été lancé en 2000 et devait initialement aboutir en 2008. Il devait être financé par des fonds publics et un consortium privé, mais aucun accord de financement n’a pu être obtenu. C’est un financement entièrement public qui a été retenu en novembre 2007, grâce notamment à un redéploiement de fonds non utilisés du budget agricole (la hausse des cours des matières agricoles ayant fait mécaniquement diminuer les subventions). Le projet dispose maintenant d’une base juridique.

Le projet, d’un montant de 3,4 milliards d’euros, sera entièrement financé par l’Union européenne. Il prévoit le lancement de 30 satellites dédiés au positionnement à l’horizon 2013. Ils devraient permettre un positionnement au mètre près, contre une dizaine de mètres actuellement avec le GPS.

Un premier satellite expérimental avait déjà été lancé en 2005 ; un second le sera ce dimanche 27 avril 2008.

Références
Dépêches
Reuters
AFP
AFP

Articles
L’Usine Nouvelle : " Galileo mis sur orbite par le Parlement européen "
RTBF : " Galileo, c’est parti! L’Europe aura son GPS "

Document
Le dossier Galileo sur le site du Parlement européen

Vendredi 21 décembre. L’Europe sans frontières

Neuf Etats entrent aujourd’hui dans  » l’espace Schengen  »  : Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Slovénie, Slovaquie, République tchèque et Malte ; soit les 10 Etats entrés dans l’Union européenne en 2004 moins Chypre.

Le total est porté à 24 pays, peuplés de 400 millions de personnes. Il comportait auparavant 13 pays de l’Union européenne (l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède) plus la Norvège et l’Islande. Les prochains sur la liste devraient être la Suisse (en novembre 2008) et Chypre. Le Royaume Uni et l’Irlande n’ont pas signé cette convention mais participent à la coopération judiciaire et policière.

L’accord de Schengen a été signé dans cette ville luxembourgeoise de 400 habitants en 1985. Il définit une politique commune sur les visas et la suppression des contrôles aux frontières intérieures. L’élargissement prend effet aujourd’hui pour les frontières terrestres et maritimes ; il faudra attendre mars 2008 pour les frontières aériennes.

Références
Dépêche
AFP

Articles
Le Monde :  » 400 millions d’Européens sans frontières « 
Libération :  » Cette nuit, l’espace Schengen s’est élargi à vingt-quatre pays « 
Le Figaro :  » L’Europe centrale entre dans l’espace Schengen « 

Document
La carte de l’espace Schengen sur le site de RFI

Jeudi 15 novembre 2007. L’Europe selon Londres vs. l’Europe selon Paris.

Le gouvernement britannique a précisé ses ambitions européennes par la voix de David Miliband, le secrétaire du ministère des affaires étrangères.

Londres veut  que l’Europe soit un modèle social, économique, écologique, démocratique, mais ne veut pas que l’Europe devienne une  » superpuissance  » en tant que telle.

Deux jours auparavant, mardi 13 novembre, Nicolas Sarkozy avait présenté sa propre vision de l’Europe devant le Parlement européen, à Strasbourg.

Les points de divergence sont nombreux :
Système de vote à l’unanimité : Londres y est favorable pour des gros dossiers tels que la fiscalité ou la politique étrangère, Paris est contre.
Turquie : Londres est pour son adhésion, Paris est contre.
Politique agricole commune : Londres veut sa révision complète, Paris veut la conserver.
Préférence économique communautaire : Londres est contre, Paris pour.

Point commun : renforcer les moyens accordés à la défense européenne. Avec une réserve : la centralisation du commandement, qui inquiète Londres.

David Miliband n’a pas cité le nouveau traité européen dans son discours. A la mi-décembre, un groupe de  » sages  » doit être mis en place pour réfléchir à ce que sera l’Union européenne en 2030.

Sources

Dépêches
Reuters
AFP sur Le Monde 

Article
Le Monde :  » Nicolas Sarkozy plaide pour une Europe plus politique devant les eurodéputés «