Archives de Tag: Israël

Mardi 16 juin 2009. Benyamin Nétanyahou évoque un Etat palestinien

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a accepté dimanche 14 juin le principe d’un Etat palestinien en posant deux conditions : la démilitarisation du futur Etat (qui ne pourra entretenir de liens avec l’Iran ou le Hezbollah) et la reconnaissance d’Israël comme Etat du peuple juif. Une première pour ce leader de la droite israélienne (et un précédent chez les  » faucons  » de la droite israélienne) qui ne parlait jusqu’à présent que de  » paix économique « .

Benyamin Nétanyahou s’est ainsi conformé aux souhaits de Barack Obama (lire l’info du jour du 19 mai 2009). 71 % des Israéliens se déclarent en faveur d’un Etat palestinien démilitarisé. Il a par ailleurs exclu tout démantèlement des colonies juives, précisant qu’il ne souhaitait pas en construire de nouvelles, et tout partage de Jérusalem.

Ce premier discours de politique étrangère du premier ministre israélien depuis son élection en février 2009 (lire l’info du jour du 1er avril 2009) a provoqué des réactions négatives chez les Palestiniens. Pour le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, « «ce discours torpille toutes les initiatives de paix dans la région».

Références
Dépêches
AFP sur LeFigaro.fr
LeJDD.fr avec Reuters
LeMonde.fr avec AFP
AFP sur LeFigaro.fr

Articles
RFI :  » Netanyahu accepte le principe de deux Etats « 
Le Figaro :  » Ehoud Barak : «Israël ouvre
la route des négociations» « 
Le Monde :  » M. Nétanyahou pose ses conditions pour un éventuel Etat palestinien « 
LeMonde.fr :  » Le tout petit pas en avant de Benjamin Nétanyahou « 

Document
Extrait du discours de Benyamin Nétanyahou sur le site du JDD

Vendredi 5 juin 2009. Le discours de Barack Obama aux Musulmans

Le président américain Barack Obama a adressé aux Musulmans un discours à l’université du Caire (Egypte) hier jeudi 4 juin 2009. Son premier souhait était de mettre un terme à l’incompréhension entre les Etats-Unis et l’Islam qui s’est installée depuis les attentats de septembre 2001 :  » l’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre avec l’islam.  » Il a dit être là pour  » un nouveau départ entre les États-Unis et les musulmans du monde entier, basé sur un intérêt mutuel et un respect mutuel et aussi sur cette vérité que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et n’ont pas besoin d’être rivaux.  »

Après un hommage aux apports culturels et scientifiques du monde musulman, Barack Obama a notamment :
• demandé aux Israéliens de geler la colonisation et d’enclencher un processus de paix, tout en rappelant le soutien  » inébranlable  » des Etats-Unis envers Israël
• défendu la création d’un Etat palestinien,  » seule solution  » au conflit
• demandé aux Palestiniens, de renoncer à la violence.
• reconnu que la CIA avait renversé en 1953 le gouvernement iranien démocratiquement élu de Mossadegh
• affirmé qu’il est nécessaire d’empêcher une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient
• justifié la présence américaine en Afghanistan par la menace extrémiste qui y persiste mais a précisé que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’y établir des bases permanentes
• rappelé la réalité de la Shoah et a admis les humiliations liées à l’  » occupation  » israélienne (le terme d’occupation n’était avant jamais utilisé par la Maison Blanche)
• affirmé la nécessité de respecter la liberté religieuse et de renforcer l’éducation des femmes – il s’est aussi positionné en faveur du port du voile par les femmes musulmanes.

Il n’a pas prononcé une seule fois le mot  » terrorisme  » mais a été critiqué pour ne pas avoir évoqué les conséquences de la guerre en Irak.

Références
Articles
La Croix :  » Barack Obama tourne une page avec le monde musulman « 
Le Figaro :  » Voile islamique : Obama prône la tolérance en Occident « 
Le Figaro :  » Egypte : la rue circonspecte après le discours d’Obama « 
Libération :  » Obama propose un «nouveau départ» aux musulmans « 
LeJDD.fr :  » Obama en apôtre de la paix « 
NYT :  » Varying Responses to Speech in Mideast Highlight Divisions « 
NYTimes :  » Addressing Muslims, Obama Pushes Mideast Peace « 
WSJ :  » Obama Chides Israel, Arabs in His Overture to Muslims « 
RFI :  » Le discours de la méthode Obama « 
Le Figaro : «Un nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis»

Documents
Le discours de Barack Obama (par Public Sénat sur Dailymotion)
Le texte du discours en anglais (sur le site de La Croix)
La traduction officielle (sur le site des Echos)

Mardi 19 mai 2009. Première rencontre entre Barack Obama et Benyamin Netanyahou

Le président américain, Barack Obama, et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, se sont rencontrés pour la première fois lundi 18 mai 2009 à la Maison-Blanche.

Au cours d’un entretien de deux heures, Barack Obama a affirmé sa position en faveur de deux Etats, israélien et palestinien et l’arrêt de la colonisation. Benyamin Netanyahou s’est dit, lui, engagé en faveur de la paix et prêt à négocier avec les Palestiniens dès qu’ils auront reconnu Israël comme Etat juif (ce qu’ils n’ont jamais fait). Il a dit souhaiter que les Palestiniens s’administrent eux-mêmes mais il n’ pas parlé d’Etat palestinien.

Le président américain a en outre rappelé sa volonté de dialoguer avec l’Iran au sujet du démantèlement de son programme nucléaire.

Barack Obama recevra le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le 28 mai prochain.

Références
Dépêches
AFP sur La Croix
LeFigaro.fr avec AFP
LeJDD.fr avec Reuters

Articles
RFI :  » Obama et Netanyahu mettent leurs divergences au grand jour « 
Libération :  » Obama à marche forcée vers la paix « 
NYT :  » Obama Tells Netanyahu He Has an Iran Timetable « 

Mercredi 1er avril 2009. Nouveau gouvernement en Israël : pléthorique et orienté à droite

Israël s’est doté hier mardi 31 mars 2009 du cabinet le plus nombreux de l’histoire israélienne. A sa tête : Benyamin Nétanyahou, le chef du parti de droite, le Likoud, qui succède à Ehoud Olmert. Celui-ci avait annoncé son départ il y a neuf mois en raison d’accusations de corruption.

Benyamin Netanyahou était arrivé deuxième à l’issue des élections législatives anticipées du 10 février dernier, mais c’est lui que le président israélien Shimon Pérès a désigné le 20 février dernier pour former un gouvernement. Agé de 59 ans, il a déjà été premier ministre entre 1996 et 1999. Il se dit ouvert à la paix avec les Palestiniens bien qu’il est opposé au démantèlement des colonies et à la création d’un Etat palestinien mais les opinions sur ces deux questions sont très divergentes dans sa coalition.

Sur les trente portefeuilles de ministres et sept de vice-ministres, on compte seulement treize membres du Likoud. Les autres partis sont : les travaillistes, les ultranationalistes, et les ultra-orhtodoxes du parti Shas. Les centristes de Kadmima ont refusé de faire partie de la coalition.

Le chef des travaillistes Ehoud Barak conserve le ministère de la défense et son parti obtient quatre autres portefeuilles. Le chef du parti ultra-orthodoxe Shas a obtenu le ministère de l’habitat et jouera donc un rôle dans les questions liées aux colonies. Avigdor Lieberman leader du parti d’extrême droite Israël Beiteinou ( » Israël est notre foyer « ) a obtenu le poste de ministre des affaires étrangères bien qu’il fasse l’objet d’une enquête pour escroquerie.

Tzipi Livni qui a succédé à Ehoud Olmert à la tête de Kadima et qui devient le chef de fil de l’opposition , a affirmé qu’elle ne soutiendrait le gouvernement que pour les questions  » significatives comme l’économie ou la sûreté « . C’est elle qui avait remporté le plus grand nombre de sièges lors des élections.

Selon un sondage publié par le quotidien Haaretz, 54 % des Israéliens sont mécontents de ce nouveau gouvernement.

Références
Articles
Le Monde :  » Benyamin Nétanyahou présente un gouvernement élargi mais fragile « 
Le Figaro :  » Netanyahou refuse toujours
de parler d’État palestinien « 
LeFigaro.fr :  » Les hommes-clefs du cabinet Nétanyahou « 
Libération :  » Nétanyahou II, opération séduction à l’international « 
RFI :  » Le nouveau gouvernement déjà contesté « 
BBC :  » Netanyahu sworn in as Israeli PM « 
LeJDD.fr :  » Netanyahou, apôtre de la paix? « 
WSJ :  » Netanyahu Sworn In as Israeli Leader « 

Lundi 29 décembre 2008. Nouvelle guerre entre Israël et la Palestine

Le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, a affirmé aujourd’hui qu’Israël est engagé dans une « guerre sans merci contre le Hamas ».

Israël a mené des bombardements avec des avions et des drones durant deux jours et deux nuits sur la bande de Gaza, causant la mort de plus de 300 Palestiniens (dont une cinquantaine de civils) et fait environ 1 500 blessés. Cette opération, baptisée « plomb durci », est la plus violente depuis l’occupation des territoires palestiniens en 1967. Les Palestiniens ont lancé de leur côté quelque 150 roquettes en direction du territoire israélien.

Le secteur frontalier longeant la bande de Gaza, d’une largeur de deux à quatre kilomètres, a été déclaré aujourd’hui « zone militaire fermée ». Des blindés israéliens ont été déployés le long de la frontière et quelque 6 500 réservistes israéliens ont été appelés. Le gouvernement israélien affirme cependant ne pas avoir pour objectif d’occuper à nouveau la bande de Gaza.

La frontière entre Israël et l’Egypte est demeurée fermée, mais des dizaines de Palestiniens ont réussi à fuir en faisant un trou dans le mur séparant les deux pays à l’aide de bulldozers et d’explosifs

Ces combats font suite à la fin de la trêve entre Israël et le Hamas, le 19 décembre dernier (lire l’info du jour du 22 décembre 2008)

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP et Reuters

Articles
Un portfolio sur le site du Figaro
Le Monde : « Une offensive soigneusement préparée aux objectifs multiples »
Libération : « Israël commence à masser des chars à la frontière de Gaza »
LeJDD.fr : « Gaza: Offensive terrestre en vue »
IHT : « Israeli aircraft continue raids on Gaza »

Lundi 22 décembre 2008. Fin de la trêve entre Israël et le Hamas

La trêve en place depuis six mois entre Israël et le Hamas a pris fin vendredi 19 décembre, comme l’a confirmé le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, mettaht en avant un durcissement du blocus israélien. Depuis, les tirs en provenance de la bande de Gaza (une cinquantaine depuis vendredi) et les raids israéliens ont repris. Le gouvernement israélien n’a pas encore décidé s’il allait conduire une attaque de grande ampleur. Les points de passage entre Israël et la bande de Gaza ont été fermés, bloquant notamment l’aide alimentaire des Nations Unies (acheminée par l’UNRWA, l’Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens) qui vient en aide à la moitié du million et demi de Palestiniens vivant à Gaza.

Bien que la trêve n’avait jamais été parfaitement respectée, la situation s’était beaucoup calmée depuis juin dernier. Elle a commencé à se dégrader à la suite d’un raid israélien, le 4 novembre 2008, qui a tué six militants du Hamas.

Les prétendants à la succession du Premier ministre Ehud Olmert, à l’occasion des législatives de février 2009, Benjamin Netanyahu, leader du Likoud (droite), et Tzipi Netanyahu, leader de Kadima (centre), ont affiché tous deux leur volonté de renverser le Hamas. Celui-ci a remporté les élections en janvier 2006 : une victoire consécutive au retrait d’Israël de la bande de Gaza en septembre 2005 et à la suite de laquelle Israël a imposé un embargo qui n’a cessé de se renforcer depuis.

A la demande de l’Egypte, sous l’égide de laquelle le cessez-le-feu, avait été signé le 19 juin 2008, le Hamas a accepté aujourd’hui un nouveau cessez-le-feu de 24 heures, en échange d’une entrée d’aide depuis l’Egypte.

Références
Dépêches
AFP (sur le site de La Croix)
AFP (sur Google)
LeFigaro.fr avec AFP

Articles
Le Monde : « Israël hésite à lancer une opération massive dans la bande de Gaza »
Libération : « La trêve entre le Hamas et Israël aura duré six mois »
BBC : « Israeli leaders ‘to topple Hamas’ »
RFI : « Livni et Netanyahu veulent renverser le Hamas dans la Bande de Gaza »
LeJDD.fr : « Gaza, le chaud et le froid »
LeJDD.fr : « Expiration de la trêve à Gaza »

Mardi 23 septembre 2008. Tzipi Livni pour un nouveau gouvernement israélien

En Israël, Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères a été désignée par le président Simon Peres pour former un nouveau gouvernement. Elle dispose de 42 jours.

Le premier ministre Ehoud Olmert avait démissionné dimanche 21 septembre à la suite d’accusations de corruption. Il restera à la tête d’un gouvernement de transition jusqu’à la formation du nouveau gouvernement.

Tzipi Livni avait été élue mercredi 17 septembre à la tête du parti centriste Kadima, la plus grande formation de la Knesset (mais avec seulement 29 sièges sur 120).

Ancienne avocate, âgée de 50 ans, Tzipi Livni est surnommée « madame propre » par les médias en raison de son intégrité. Elle est entrée en politique il y a neuf ans, et a occupé plusieurs postes de ministre.

Références
Dépêches
AFP (sur le site de La Croix)
LeMonde.fr avec AFP

Articles
La Croix : «  Israël : Tzipi Livni chargée de former un gouvernement »
La Croix : « Tzipi Livni, une battante réservée »
Le JDD : « Israël: Livni drague le Likoud »
Le Figaro : « L’héritage inachevé
 d’Ehoud Olmert »

Document
Les douze premiers ministres israéliens sur le site de La Croix

Mardi 24 juin 2008. Nicolas Sarkozy est en faveur d’un Etat palestinien

En voyage officiel en Israël et en Palestine durant 3 jours, Nicolas Sarkozy a plaidé pour la création d’un Etat palestinien et le gel de la colonisation israélienne, tout en assurant Israël de son soutien et de l’assistance de la France en cas de menaces pour sa sécurité et son existence. Pour le président français, Jérusalem a la vocation d’être la capitale des deux Etats.

C’est la première fois depuis 1982 qu’un président français s’exprimait devant la Knesset, le parlement israélien. Nicolas Sarkozy réaffirme ainsi la position traditionnellement tenue par la France.  Il a engagé l’Europe dans la même direction. Son discours a été bien accueilli,  hormis sur la question de la capitale.

En Cisjordanie, Nicolas Sarkozy a affirmé aujourd’hui qu’il ne voulait pas discuter avec le Hamas, actuellement au pouvoir à Gaza, qualifiant les membres du mouvement de " terroristes ".

Références
Dépêches
AFP
AFP

Articles
RFI : " Sarkozy esquisse les conditions de la paix "
RFI : " Nicolas Sarkozy donne un nouveau cap "
Le Figaro : " Sarkozy offre l’aide de la France pour la paix "
Libération : " Israël: la profession de foi de Sarkozy "

Document
Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset, sur le site du Monde
en vidéo sur le site de Public-Sénat

Mardi 17 juin 2008. Une trêve de six mois entre Israël et le Hamas à Gaza

Israël et le Hamas ont accepter de respecter une trêve de six mois à Gaza à compter de jeudi 19 juin 2008. L’accord a été conclu grâce à la médiation de l’Egypte, Israël refusant de communiquer directement avec le Hamas, qu’il considère comme une organisation  » terroriste « , et le Hamas ne reconnaissant pas l’existence de l’Etat hébreu.

La trêve serait accompagnée de la réouverture de certains points de passage entre Israël et la bande de Gaza, mettant fin au blocus décidé par Israël en janvier dernier (lire l’info du jour du 18 janvier 2008)

Références
Dépêches
AFP (sur le site de Google)
LeMonde.fr avec AFP, AP et Reuters
LeFigaro.fr avec AFP et AP
Libération.fr avec AFP et Reuters

Articles
International Herald Tribune :  » Israel and Hamas agree to Gaza cease-fire « 
RFI :  » Une trêve israélo-palestinienne grâce à la médiation de l’Egypte « 

Mercredi 5 mars 2008. Un nouveau front israélien ?

L’armée israélienne a mené depuis une semaine l’opération la plus meurtrière à Gaza depuis le déclenchement de l’Intifada en 2000. Elle s’est soldée par  plus de 125 morts côté palestinien et 3 du côté israélien.

Que s’est-il passé exactement ?
Mercredi 27 février, cinq membres du Hamas ont été assassinés. Le mouvement islamique a répliqué par des tirs de roquettes. Ces roquettes ont été perfectionnées par le Hamas : elles ont maintenant un rayon d’action de 20 kilomètres et ont visé les villes israéliennes les plus proches de la frontière : Ashkelon (120 000 habitants) et Sdérot (24 000 habitants).
Le premier ministre israélien Ehoud Olmert, échaudé par l’échec de l’intervention d’Israël au Liban durant l’été 2006 visant à faire cesser les attaques du Hezbollah, a décidé de répliquer par des attaques aériennes. Elles ont duré trois jours.
L’armée israélienne a ensuite mené une offensive militaire baptisée  » hiver chaud  » contre la bande de Gaza samedi 1er et dimanche 2 mars. Près de 2 000 soldats auraient pénétré dans le territoire palestinien, accompagnés de chars, d’hélicoptères et d’avions. Ils ont dit vouloir attaquer les lieux de construction, de stockage et de lancement des roquettes. L’armée israélienne a annoncé son retrait lundi 3 mars tout en affirmant vouloir poursuivre les opérations ultérieurement, les tirs de roquettes en provenance de Gaza n’ayant pas cessé. L’armée israélienne a fait une nouvelle incursion de deux heures hier soir, mardi 4 mars.

Et maintenant ?
Le ministre israélien de la défense Ehoud Barak, refusant toujours toute négociation avec l’organisation islamiste,  a annoncé vouloir prochainement pénétrer dans les centres urbains de Gaza pour mettre fin aux tirs de roquettes. Le Hamas qualifie le retrait israélien d’échec et promet de poursuivre les représailles.

Quelles conséquences pour le processus de paix ?
Le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé dimanche 2 mars d’interrompre les négociations de paix menées depuis novembre 2007 (lire l’info du jour du 28 novembre 2007). Aujourd’hui, il s’est dit prêt à les reprendre à la condition d’une trêve dans les violences.
Le Hamas a pris le pouvoir à Gaza (qui avait été évacuée par Israël durant l’été 2005) par la force en juin 2007. Depuis, le président palestinien n’a plus d’influence sur cette partie du territoire palestinien. Israël poursuit ainsi sa tentative de déstabilisation du Hamas, après avoir déjà décidé du blocus de la bande de Gaza (lire l’info du jour du 1er février 2008).

Quelles réactions ?
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence ; il a condamné l’escalade des violences et a appelé à la fin des violences. L’Union européenne a parlé d’un « usage disproportionné  » de la force. Les Etats-Unis ont insisté sur le droit d’Israël à se défendre. Condolezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine s’est rendue à Jérusalem pour tenter de relancer les négociations et a accusé l’Iran d’armer le Hamas. Les observateurs estiment que c’est la rapidité de ces réactions qui a conduit l’armée israélienne à se retirer de la bande de Gaza après deux jours de combats.

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP et AP
LeMonde.fr avec AFP et Reuters
LeFigaro.fr avec AFP et AP
LeFigaro.fr avec AFP

Articles
Le Monde :  » Le Hamas, en renforçant son armement, a ouvert à Gaza un second front pour Israël « 
Le Monde :  » Le Hamas fête la « victoire », Israël agira « là où il le faut » « 
Le Monde :  » Pour Ehoud Olmert, l’offensive israélienne à Gaza n’était pas « une frappe ponctuelle » « 
RFI :  » Israël quitte Gaza mais pourrait revenir « 
Le Figaro :  » Israël attend le départ de Rice pour repasser à l’offensive « 
Libération :  » Sous pression, Israël se retire de Gaza et laisse un Hamas renforcé «