Archives de Tag: Pakistan

Lundi 30 mars 2009. Obama veut accroître la présence étrangère en Afghanistan

Le président américain Barack Obama a présenté vendredi 27 mars 2009 sa stratégie pour l’Afghanistan. Il a mis la priorité sur la lutte contre Al-Qaida (et non contre les talibans). Celle-ci passe par un renforcement de la présence militaire américaine en Afghanistan (4 000 hommes qui s’ajoutent à ceux annoncés le mois dernier : 17 000 d’ici l’été), par des aides civiles (ingénieurs, professeurs, agriculteurs) et économique accrues. L’aide au développement intègre ainsi la stratégie antiterroriste du président américain. Le président afghan Hamid Karzaï a apporté son soutien à ce plan.

Il y a actuellement 75 000 soldats étrangers dont 38 000 américains sur le sol afghan. Les effectifs américains devraient donc atteindre les 60 000 environ d’ici l’automne. Barack Obama a appelé toute la communauté internationale à participer à cette nouvelle stratégie et à augmenter leur aide civile en Afghanistan, notamment en envoyant des formateurs. La Corée du Sud, la Grande Bretagne et l’Allemagne ont annoncé le même jour qu’ils augmenteraient leur capacité militaire en Afghanistan.

Barack Obama veut créer un  » groupe de contact  » de grande ampleur pour la stabilisation de l’Afghanistan, qui comprendrait les alliés de l’Otan, la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite et la Russie.

Les Etats-Unis vont en outre augmenter leur aide au Pakistan et la porter à 1,5 milliard de dollars par an sur cinq ans.

Références
Dépêches
AFP sur La Croix
LeMonde.fr avec AFP et Reuters
LeMonde.fr avec AFP

Articles
LeFigaro.fr :  » Barack Obama à al-Qaida : «nous vous vaincrons» « 
Le Monde :  » Barack Obama explique « sa » guerre en Afghanistan « 
NYTimes :  » Putting Stamp on Afghan War, Obama Will Send 17,000 Troops « 
Ouest-France :  » Les alliés d’Obama annoncent des renforts pour l’Afghanistan « 
NYTimes :  » White House Debate Led to Plan to Widen Afghan Effort « 

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Mercredi 20 février. L’opposition refait surface au Pakistan.

Des élections législatives se sont déroulées au Pakistan lundi 18 février. Elles ont été marquées par la victoire des deux principaux mouvements d’opposition. Celui de Benazir Bhutto (assassinée le 27 décembre 2007), dirigé par son mari Asif Ali Zardari (33 % des députés à l’Assemblée nationale), et celui de Nawaz Sharif (25 %). Le parti du président Pervez Musharraf n’arrive qu’en troisième position avec 15 % des sièges. Les partis islamistes fondamentalistes arrivent ensuite, en retrait. Le taux de participation a été faible, aux alentours de 40 %. Les violences auraient fait une au moins une quinzaine de morts. Il n’y a pas eu de fraude électorale massive.

Ces élections étaient initialement prévues début janvier mais ont été reportées en raison de l’état d’urgence déclaré le 3 octobre dernier (lire l’info du jour du 5 octobre 2007) puis de l’assassinat de Benazir Bhutto.

Les opposants ont notamment gagné des voix en militant en faveur de l’indépendance de la justice (Pervez Musharraf a démis les juges de la Cour suprême qui risquaient en faveur de l’invalidation des élections présidentielles).

Pervez Musharraf a été réélu à la tête du Pakistan le 6 octobre 2007 et a abandonné son poste de chef de l’armée (lire l’info du jour du 29 novembre 2007). Pervez Musharraf a reconnu la défaite de son parti mais a affirmé qu’il n’allait pas démissionner.

Les négociations pour former un nouveau gouvernement commencent aujourd’hui. Si une alliance regroupant deux tiers des sièges à l’Assemblée est formée, elle aura le pouvoir de réformer la constitution et retirer au président le pouvoir de dissoudre l’assemblée et démettre le premier ministre. Les députés pourraient aussi lever l’état d’urgence en vigueur depuis le 3 octobre

Références
Dépêches
LeFigaro.fr avec AFP
LeMonde.fr avec AFP
LeFigaro.fr avec AFP et AP

Articles
RFI :  » Défaite cuisante pour le président Musharraf « 
Le Monde :  » Le triomphe électoral de l’opposition pakistanaise fragilise Pervez Musharraf « 

Document
L’entretien accordé par Pervez Musharraf au Wall Street Journal

Jeudi 29 novembre 2007. Un second mandat pour Pervez Musharraf.

Le président pakistanais, Pervez Musharraf, a prêté serment « en civil  » aujourd’hui 29 novembre, pour un second mandat de cinq ans.

Il a renoncé hier à son poste de chef de l’armée. C’est le général Kayani, ancien chef des renseignements militaires, qui lui succède à ce poste.

Pervez Musharraf était sorti victorieux des élections du 6 octobre dernier. Il était arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire il y a 8 ans, le 12 octobre 1999. Samedi dernier, la commission électorale avait validé sa réélection, après que la Cour suprême a rejeté le dernier recours.

L’ancien Premier ministre Nawaz Sharif est rentré dimanche au Pakistan après sept ans d’exil en Arabie saoudite. Autre figure de l’opposition, Benazir Bhutto était rentrée d’exil le 18 octobre dernier. Des élections législatives doivent se dérouler le 8 janvier prochain.
L’état d’urgence déclaré au Pakistan le 3 novembre est toujours en vigueur.

Références

Dépêche
Reuters

Articles
Le Monde :  » Pervez Musharraf investi pour un deuxième mandat « 
Le Figaro :  » Musharraf raccroche son uniforme « 
RFI :  » Musharraf: un président civil « 
RFI :  » Nawaz Sharif : «il n’y a aucun accord avec Musharraf» « 

Lundi 5 novembre 2007. L’état d’urgence au Pakistan.

Le président Pervez Musharraf a déclaré l’état d’urgence au Pakistan samedi 3 octobre 2007 au motif notamment d’une multiplication des attentats et d’attaques répétées du pouvoir judiciaire à l’encontre de l’exécutif.

Pervez Musharraf est arrivé au pouvoir en octobre 1999 par un coup d’Etat militaire non violent. Les Pakistanais avaient alors bien accueilli sa venue, voyant en lui un dirigeant laïque et modéré. Sa réélection le 6 octobre 2007 est contestée. L’instauration du coup d’Etat pourrait empêcher la cour suprême de statuer sur la validité de sa réélection.

Concrètement, les rassemblements sont interdits, les arrestations peuvent être menées sans justification et un avocat peut être refusé aux personnes arrêtées. La diffusion des télévisions privées a été interrompue. Les personnes qui  » ridiculisent  » le gouvernement et l’armée sont passibles de 3 ans de prison. Le Parlement et la cour suprême (la plus haute juridiction du pays) sont entourés de barbelés pour en empêcher l’accès.

Des élections législatives sont prévues pour janvier 2008 mais elles pourraient être reportées d’un an sur décision du Parlement.

48h après l’instauration de l’état d’urgence, 1500 personnes auraient été arrêtées.

L’ancienne Premier Ministre, rentrée dans son pays jeudi 18 octobre 2007 et visée par un attentat à son arrivée (lire l’infodujour du 22 octobre), négociait un partage du pouvoir avec le président pakistanais ; elle dénonce maintenant son « second coup d’état ».

Références

Articles
Le Figaro :  » Répression tous azimuts au Pakistan « 
Le Monde :  » Au Pakistan, le pouvoir réprime tout en promettant le maintien des législatives « Répression des premières manifestations contre l’état d’urgence au Pakistan « 
La Croix :  » La fuite en avant de Pervez Moucharraf « 
La Croix :  » Répression des premières manifestations contre l’état d’urgence au Pakistan « 
Libération :  » L’état d’urgence déclaré au Pakistan « 
Le Figaro :  » Vague d’arrestations d’opposants au Pakistan « 
Le Figaro :  » Le Pakistan retombe dans l’état d’urgence « 

Documents
L’intervention de Pervez Musharraf
Un portfolio dans Le Monde sur l’état d’urgence
Un portfolio sur Benazir Bhutto dans Le Figaro

Lundi 22 octobre 2007. Chine, Pologne, Suisse, Pakistan.

En Chine, Hu Jintao a obtenu un second mandat de cinq ans à la tête du parti communiste chinois (a priori son dernier puisqu’il n’a pas le droit de briguer un troisième) ; il reste aussi à la tête de l’armée.

Ingénieur de formation, âgé maintenant de 64 ans, Hu Jintao est dans les instances dirigeantes du PCC depuis le début des années 1980. Personnage de consensus, connu pour sa brutalité au Tibet où il a instauré la loi martiale, le président chinois est d’une fidélité parfaite aux lignes de son parti.

En Pologne, le parti du libéral Donald Tusk fondé en 2001 a remporté les législatives avec plus de 44 % des voix contre moins de 32 % au parti conservateur des jumeaux Kaczynski.
Le taux de participation a été supérieur à 55%, un record pour ce pays.

Donald Tusk, 50 ans, a été élu député pour la première fois en 1991 ; il a été candidat à la présidence en 2000. Proche de Lech Walesa, partisan de la « décommunisation », il veut ancrer son parti dans la mouvance des partis centre-droit européens.

Donald Tusk sera probablement le prochain premier ministre. Lech Kaczynski reste président jusqu’en 2010, mais ses pouvoirs sont limités.

En Suisse, la droite politique populiste devient la première force politique en recueillant près de 29 % des voix lors des élections fédérales. Le parti est emmené par un milliardaire zurichois, Christoph Blocher. Il a mené une campagne très agressive sur des thèmes tels que l’immigration ou le maintien du niveau de vie.

Au Pakistan
, l’ex premier ministre, Benazir Bhutto, a été visée par un attentat jeudi 18 octobre alors qu’elle venait de rentrer dans son pays après huit ans d’exil. Au moins 139 personnes ont péri.

Benazir Bhutto a été premier ministre de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Elle était poursuivie pour corruption (elle était accusée d’avoir détourné avec son mari entre 100 millions et 1,5 milliard de dollars sur des contrats d’import-export et d’armement). Un décret d’amnistie devrait la protéger.

Références

Chine
Dépêche AFP
Article du Monde

Le discours de Hu Jintao prononcé à la clôture du congrès du PCC

Pologne
Dépêche AFP
Article du Monde
Article du Figaro

Suisse
Dépêche AP
Un reportage sur l’état d’esprit en Suisse au sujet des élections

Pakistan
Dépêche AFP

Un portrait de Benazir Bhutto dans La Croix