Archives de Tag: Sarkozy

Vendredi 11 septembre 2009. Le projet d’une  » taxe carbone  » en France

Le président français Nicolas Sarkozy a dévoilé hier son projet de  » taxe carbone  » sur la consommation de gaz, de pétrole et de charbon, qu’il compte appliquer dès 2010. Il a fixé le prix de la tonne émise de dioxyde de carbone à 17 euros. Une commission d’experts dirigée par Michel Rocard avait prôné un montant de 32 euros. L’idée de cette taxe est apparue en 2007, pendant la campagne présidentielle de Nicolas Hulot. D’après un sondage IFOP, 65 % des Français y sont opposés.

L’impact sur les prix devrait être de 4,5 centimes d’euros par litre de fioul et de gasoil, de 4 centimes par litre d’essence, de 0,4 centime par kilowattheure de gaz. La taxe ne s’appliquera pas sur les tarifs d’électricité, celle-ci étant majoritairement d’origine nucléaire en France.

Les rentrées d’argent seront restituées par une réduction de l’impôt sur le revenu (ou un  » chèque vert  » pour les foyers non imposables), dont le niveau dépendra du lieu de résidence et du nombre d’enfants. Rien n’est prévu en revanche pour les entreprises, hormis pour les transporteurs, les pêcheurs et les agriculteurs, avec qui des consultations vont être engagées.

On estime que la taxe portera sur 70 % des émissions de carbone et qu’elle fera transiter 4,3 milliards d’euros par les caisses de l’Etat.

Références
Dépêches
AFP sur La Croix
AP sur WSJ

Articles
RFI :  » Le président fixe le montant de la taxe carbone « 
Le Monde :  » L’Elysée parie sur une taxe carbone fiscalement neutre mais efficace « 
LeFigaro.fr :  » Sarkozy fixe le prix de départ de la taxe carbone à 17 euros « 
BBC :  » France set to impose carbon tax « 
Les Echos :  » La taxe carbone en neuf questions « 
Le Figaro :  » Taxe carbone : une ponction d’un côté, un chèque de l’autre « 
LeJDD.fr :  » Taxe carbone, les entreprises aussi « 

Document
La vidéo du discours de Nicolas Sarkozy

Lundi 22 juin 2009. Le discours de Nicolas Sarkozy au Congrès

Pour la première fois depuis 1851, le président français s’est exprimé aujourd’hui devant les parlementaires (le Sénat et l’Assemblée nationale, soit 920 parlementaires) réunis en Congrès à Versailles. Ce type de discours avait été interdit en 1875 (le discours de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851 ayant abouti à un coup d’Etat et au rétablissement de l’empire un mois plus tard), le président ne pouvant s’exprimer que par des messages lus par des ministres. Cette nouvelle prérogative présidentielle a été voulue par Nicolas Sarkozy, qui a fait modifier la Constitution en ce sens en juillet 2008. Cette initiative est approuvée par 56 % des Franaçais. Pour marquer leur désaccord, les Verts et les Communistes ont boycotté le Congrès, les Socialistes se contentant de venir écouter le président avant de boycotter le débat.

Les principaux points du discours de Nicolas Sarkozy :
• le système d’intégration français ne fonctionne plus et la discrimination positive sur des critères sociaux doit être à nouveau débattue
• la burqa ne doit pas être portée en France, non pas en raison d’un  » problème religieux  » mais pour une question de  » liberté et de dignité de la femme  »
• la construction de prisons et d’hôpitaux psychiatriques doit être une priorité (82 000 peines n’ont pu être appliquées fautes de place)
• la loi Hadopi doit être poursuivie
• une consultation de trois mois doit aboutir à la mise en place d’un emprunt national pour  » financer les priorités du gouvernement « , à la suppression de la taxe professionnelle et à l’extension de la taxe carbone ; une augmentation des impôts est en revanche exclue
• les licenciés économiques doivent conserver leur salaire un an et recevoir une formation ; les jeunes qui sortes du système scolaire à 16 ans sans diplôme doivent être aidés
• la réforme de l’Etat et des collectivités locales doit être poursuivie et l’objectif de ne pas renouveler un fonctionnaire sur deux maintenu.
• la réforme des retraites doit se faire d’ici mi-2010

Références
Dépêches
20 Minutes avec agences (revue de presse)
AP sur NYT

Articles
Le Figaro :  » Versailles : Sarkozy dévoile ses «nouveaux horizons» « 
RFI :  » Sarkozy devant le Congrès « 
Libération :  » A Versailles, Sarkozy prend le Congrès à témoin « 
Libération.fr :  » Congrès de Versailles: «le Président sait tout et décide de tout» « 
LeMonde.fr :  » Sarkozy veut mettre la France « en mouvement » grâce à l’emprunt « 
Le Monde :  » La France de l’après-crise telle que la voit M. Sarkozy « 
La Croix :  » Nicolas Sarkozy lance de nouvelles réformes « 
LeFigaro.fr : « Sarkozy veut lancer un emprunt national « 
Les Echos :  » Sarkozy écarte la rigueur et lance un emprunt public « 
Libération.fr :  » Emprunt, burqa, jeunes: les annonces de Sarkozy à Versailles « 
BBC :  » Sarkozy speaks out against burka « 
Challenges.fr :  » Sarkozy succède à Louis-Napoléon Bonaparte « 

Documents
Le texte du discours
La vidéo du discours

Jeudi 28 mai 2009. La fouille des cartables à l’école autorisée

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui une série de mesures pour renforcer la sécurité dans les établissements scolaires.

– Les personnels de direction et d’encadrement auront l’autorisation d’ouvrir les cartables et les sacs afin de s’assurer que les élèves ne transportent pas d’armes.
-L’intrusion dans un établissement scolaire ne sera plus une infraction mais un délit.
– Les violences contre un agent de l’éducation nationale constitueront des circonstances aggravantes.
– Les écoles pourront avoir un « policier référent » dans le commissariat voisin.

184 établissements vont faire par ailleurs l’objet d’un  » diagnostic de sécurité  » et, le cas échéant, recevoir des installations de vidéosurveillance ou des portiques de sécurité. Les recteurs d’académie disposeront d' » équipes mobiles d’agent  » secondées par des policiers à la retraite et des volontaires pour épauler ponctuellement les chefs d’établissement sur un  » plan pédagogique « .

Nicolas Sarkozy a ainsi repris les propositions de son ministre de l’éducation Xavier Darcos, à l’exception des sanctions financières infligées aux parents.

Références
Articles
Le Monde :  » M. Sarkozy veut « sanctuariser les établissements scolaires » « 
Le Figaro.fr :  » Sarkozy autorise la fouille 
des élèves à l’école « 
Libération.fr :  » «Les directeurs pourront faire ouvrir les cartables» « 
Le JDD.fr :  » Sarkozy: « Sanctuariser » l’école « 

Mercredi 27 mai 2009. Une base militaire française à Abou Dhabi

La France a inauguré à Abou Dhabi sa première base militaire dans le Golfe persique, hier mardi 26 mai 2009. Il s’agit de la deuxième base française donnant sur l’océan indien, après celle de Djibouti. C’est la première fois depuis un demi-siècle que la France inaugure une base hors de l’Afrique. Elle se situe au seuil du détroit d’Ormuz, par où transitent 80 % des exportations mondiales d’hydrocarbures, et à 225 kilomètres de l’Iran, de l’autre côté du Golfe.

La base militaire se compose d’une base navale capable d’accueillir tous les bâtiments de la marine française, d’une emprise sur la base aérienne émiratie d’Al Dhafra, où il y aura en permanence au moins trois avions de combat, et d’un camp d’entraînement au combat urbain où sera reconstituée une médina. Elle doit accueillir environ 500 militaires à l’horizon 2010.

Le président français Nicolas Sarkozy a signé de nouveaux accords avec Abou Dhabi, s’engageant à lui prêter assistance en cas de crise.

La base a été construite dans une région traditionnellement dominée par les Anglais et les Américains à la demande des Emirats Arabes Unis. Ceux-ci ont par ailleurs l’intention d’acheter à la France une soixantaine d’avions Rafales du constructeur Dassault. La signature du contrat serait suspendue à des modifications techniques et à des arrangements financiers (le montant serait d’environ 8 milliards de dollars).

Références
Articles
RFI :  » Première base militaire française dans le Golfe Persique « 
Le Monde : éditorial  » Risque justifié « 
WP :  » First French Military Base Opens in the Persian Gulf « 
NYT :  » France Opens First Military Bases in the Gulf « 
Le Figaro :  » Sarkozy ancre l’armée française au Moyen-Orient « 
Le Monde :  » La France s’installe militairement dans le Golfe « 

Vendredi 20 mars 2009. Deuxième grande journée de grève en France, sans effet.

Vendredi 20 mars 2009. Deuxième grande journée de grève en France, sans effet.

Hier jeudi 19 mars, 3 millions de personnes ont participé à un total de 213 manifestations selon la CGT (entre 85 000 et 350 000 à Paris selon les sources), soit 100 000 de plus que le 29 janvier 2009 (entre 65 000 et 300 000 à Paris). Selon la police : 1,2 million de personnes, contre 1,08 million en janvier. Les salariés du privé se sont mélangés avec ceux du public (majoritaires) dans les cortèges. Les revendications étaient nombreuses : hausse des salaires, suppression du bouclier fiscal, lutte contre la précarité de l’emploi, protection du pouvoir d’achat, retrait de la loi sur la réforme de l’université, etc.

Environ 30 % des enseignants auraient cessé le travail selon le ministère de l’éducation. La grève dans la fonction publique a cependant été moins suivie qu’en janvier : 25,9 % contre 31,7 % de grévistes. Les transports n’ont été que très peu affectés. Dans les grandes entreprises privées il y a eu entre 1 % (PSA) et 24 % (EADS) de grévistes.

Le gouvernement français a affirmé qu’il ne répondra pas aux demandes des syndicats quant à un second plan de relance (après celui de décembre 2008 d’un montant de 26 milliards d’euros), par la voix du premier ministre François Fillon, du ministre du travail et des relations sociales Brice Hortefeux et du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Après la manifestation du 29 janvier, le président français avait accordé des baisses d’impôts et des aides aux ménages les plus défavorisés, pour un montant total de 2,6 milliards d’euros.

Selon un sondage de l’institut IFOP, 78 % des Français soutenaient les grévistes, la résultat le plus élevé depuis dix ans.

Références
Dépêches
AFP sur Libération
AFP sur Libération
LeFigaro.fr avec AFP

Articles
LeJDD.fr :  » Le gouvernement ignore la grève « 
IHT :  » Millions strike in France in 2nd recent work stoppage « 
RFI :  » Mobilisation massive pour l’emploi et les salaires « 
Le Figaro :  » Moins de grévistes
et plus de manifestants « 
La Croix :  » Journée du 19 mars : les syndicats ont refait le plein dans la rue « 
Le Monde : Infographie  » La carte des manifestations en France « 

Lundi 5 janvier 2009. La fin de la publicité sur la télévision publique française

Les chaînes de télévision publiques françaises du groupe France Télévision (France 2, France 3, France 4, France 5, France ô) ne diffuseront plus de publicités entre 20 heures et 6 heures à partir d’aujourd’hui. La fin complète de la publicité est prévue pour 2011.

La loi de réforme de l’audiovisuel public ne sera examinée par le Sénat qu’à partir du 7 janvier. Mais la fin de la publicité qu’elle prévoit a été décrétée sur demande du gouvernement par le conseil d’administration de France Télévisions.

Le manque à gagner des recettes publicitaires est estimé à 450 millions d’euros. C’est le gouvernement qui les compensera. Il doit pour cela installer deux nouvelles taxes. Une de 0,9 % sur le chiffre d’affaires des fournisseurs d’accès à internet, et une de 3 % sur le chiffre d’affaires publicitaire des chaînes privées (lesquelles pourront désormais diffuser une seconde coupure publicitaire par tranche de 30 minutes dans les films et les fictions et diffuser 9 minutes de publicités par heure, contre 6 auparavant). Après un déficit de 116 millions d’euros en 2008, France Télévisions prévoit un déficit de 135 millions d’euros pour 2009.

C’est le 8 janvier 2008, à l’occasion de ses vœux à la presse, que Nicolas Sarkozy avait annoncé à la surprise générale (même le président de France Télévision, Patrick de Carolis, n’était semble-t-il pas au courant) sa volonté de supprimer la publicité sur le service public. Le contenu des programmes du service public n’est pour l’heure guère changé par ce nouveau mode de financement.

La publicité était apparue à la télévision le 1er octobre 1968 (avec un spot pour Régilait).

Références
Dépêche
Le Parisien.fr avec AFP

Articles
Le Figaro :  » Première soirée sans pub à France Télévisions « 
La Croix :  » Les nouveaux écrans du service public « 
RFI : « Coup d’envoi de l’arrêt de la publicité sur France Télévisions »

Jeudi 9 octobre 2008. Les Russes se sont retirés de Georgie

Les forces militaires russes ont fini de se retirer de Géorgie hier mercredi 8 octobre, conformément aux engagements pris avec l’Union européenne (représentée par le président français Nicolas Sarkozy) le 8 septembre dernier. Les troupes occupaient des « zones tampon » dans des régions adjacentes aux territoires d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Des hommes restent encore cependant stationnés dans la région de Akhalgori en Ossétie du Sud, frontalière avec la Géorgie, ainsi que dans plusieurs autres régions ossètes et abkhazes, contrairement à ce qui était prévu — un retrait sur les positions d’avant les combats qui ont commencé le 7 août. Les retraits se sont apparemment déroulés sans violences.

Les observateurs internationaux, qui ont commencé à se déployer le 1er octobre dernier (lire l’info du jour du 1er octobre 2008) n’ont pas encore pu pénétrer dans les régions séparatistes.

Références
Dépêches
AFP (sur Google)
AFP (sur Google)

Article
Le Figaro : « Les forces russes quittent
le voisinage de l’Ossétie
du Sud et de l’Abkhazie »
IHT : « Russians vacate buffer zones in Georgia »

Mercredi 1er octobre 2008. Des observateurs européens en Géorgie.

Deux cents observateurs sans armes ont commencé aujourd’hui à surveiller le départ des troupes russes de Géorgie, qui doit être terminé d’ici le 10 octobre. C’est la mission " EU Monitoring Mission (EUMM)" : elle doit durer environ un an et elle est formée de policiers, d’experts militaires et d’experts en droits de l’homme (français, italien, polonais, allemand, suédois et roumain). Ils seront un peu plus de 300 dans les prochains jours. Leur venue avait été négociée en août dernier par Nicolas Sarkozy au nom de l’Union européenne avec le président russe.

Les militaires russes sont installés sous les territoires d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie depuis la guerre qui a opposé Russes et Géorgiens en août dernier. Ils seraient environ 1600.

Les Républiques d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie ont déclaré leur indépendance mais celle-ci n’est reconnue que par la Russie et le Nicaragua. La Russie prévoit d’y laisser 8000 hommes en stationnement.

Références
Dépêche
AFP (sur Google)

Articles
Le Figaro : " Deux cents observateurs européens en Géorgie "
BBC : " EU monitors begin Georgia patrols "
BBC : " Q&A: Conflict in Georgia "

Mardi 24 juin 2008. Nicolas Sarkozy est en faveur d’un Etat palestinien

En voyage officiel en Israël et en Palestine durant 3 jours, Nicolas Sarkozy a plaidé pour la création d’un Etat palestinien et le gel de la colonisation israélienne, tout en assurant Israël de son soutien et de l’assistance de la France en cas de menaces pour sa sécurité et son existence. Pour le président français, Jérusalem a la vocation d’être la capitale des deux Etats.

C’est la première fois depuis 1982 qu’un président français s’exprimait devant la Knesset, le parlement israélien. Nicolas Sarkozy réaffirme ainsi la position traditionnellement tenue par la France.  Il a engagé l’Europe dans la même direction. Son discours a été bien accueilli,  hormis sur la question de la capitale.

En Cisjordanie, Nicolas Sarkozy a affirmé aujourd’hui qu’il ne voulait pas discuter avec le Hamas, actuellement au pouvoir à Gaza, qualifiant les membres du mouvement de " terroristes ".

Références
Dépêches
AFP
AFP

Articles
RFI : " Sarkozy esquisse les conditions de la paix "
RFI : " Nicolas Sarkozy donne un nouveau cap "
Le Figaro : " Sarkozy offre l’aide de la France pour la paix "
Libération : " Israël: la profession de foi de Sarkozy "

Document
Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset, sur le site du Monde
en vidéo sur le site de Public-Sénat

Mardi 10 juin 2008. Kadhafi contre l’Union méditerranéenne.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a estimé aujourd’hui que le projet d’Union méditerranéenne est un affront à l’unité arabe et africaine. Il s’exprimait lors d’un mini-sommet des pays arabes qu’il a organisé pour évoqué ce projet d’union et la place qu’Israël pourrait y occuper. Etaient présents : les présidents syrien, mauritanien, tunisien et algérien et le premier ministre marocain. Aucune position commune n’a été exprimée à la fin de la rencontre, au bout de trois heures.

Voulue par Nicolas Sarkozy, l’union méditerranéenne devait initialement concerner les seuls pays riverains de la Méditerranée. Il est maintenant prévu qu’elle réunisse les 26 pays de l’Union européenne et leurs 17 partenaires de la rive sud de la Méditerranée pour des coopération sur les questions de commerce, de sécurité et d’immigration. Elles s’est donc muée en un prolongement du dialogue euro-méditerranéen amorcé à Barcelone en 1995. Cette "union pour la Méditerranée " (UPM) doit officiellement voir le jour le 13 juillet prochain à Paris.

Références
Dépêches
LeMonde.fr avec AFP et Reuters
LeFigaro.fr avec AFP
AP sur le site de la Tribune
AFP sur le site de Google

Article
RFI : Le « non » de Kadhafi à l’Union pour la Méditerranée